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lundi, 13 février 2012

LA REVOLUTION ? OUI ET NON…

La situation actuelle est pré-révolutionnaire sous de nombreux rapports : politique, économique, financier, social. La « crise » est à tous les étages, la maison France est en feu. Seuls ne le voient pas ceux qui ne veulent pas le voir. Les contradictions, dans tous les domaines, sont si extrêmes, les choses sont allées si loin, que personne ne peut plus faire marche arrière, que les dilemmes ne peuvent plus être tranchés que par la force. Une guerre à mort est engagée entre les « élites » politico-médiatiques et les peuples, entre les euro-mondialistes et les patriotes, entre les immigrationnistes et les souverainistes, entre les immigrés et les autochtones, entre les soumis et les résistants, entre la honte et la fierté, entre Largent et l’Homme. La victoire du mondialisme sera à la fois l’asservissement des nations par la dette factice et la négation de ces mêmes nations. Ce projet est déjà très avancé. A vrai dire, il est à la veille d’être entièrement réalisé. Que les gouvernements européennes acceptent de payer une dette qu’ils ont faite eux-mêmes et qu’il est virtuellement impossible de rembourser, qu’ils obligent malgré tout leurs peuples à la payer, et ces derniers seront à jamais asservis. Une fois leurs fers rivés, il leur sera quasi impossible de les briser, car, s’ils ne réagissent pas aujourd’hui, le mondialisme achèvera de détruire (par l’immigration, le multiculturalisme, le métissage, la boboïsation et la lobotomisation) les nations qui seules peuvent résister.

L’heure est grave. Jamais la France n’a connu de dangers aussi grands. Elle n’est pas seulement menacée d’être asservie : le peuple français, envahi, est menacé d’être dilué et éradiqué à très court terme. Dans 10 ans, il sera trop tard pour réagir. Dans 50 ans, la France ne sera plus qu’un souvenir.

Ces deux dangers, dette et immigration, sont les deux faces du mondialisme. Mais si celui de la dette, aussi fictive soit-elle, est pressant, celui de l’immigration est mortel. La France pourrait survivre à un simple problème d’endettement, mais pas à l’invasion migratoire qui, d’ailleurs, est soutenue par les fauteurs de dette et les partis de l’Etranger. Ces deux problèmes étant liés, s’opposer à l’un, c’est s’opposer à l’autre ; en régler un, c’est les régler tous les deux ; mais faiblir face à l’un, c’est faillir totalement et assurer le triomphe du mondialisme. A cette heure, rien n’est joué. Le peuple français peut encore reprendre la main si le réveil perceptible s’accentue. Le mondialisme peut aussi la perdre si le système financier explose en vol, comme cela risque fort d’arriver. Quoi qu’il en soit, toutes les personnes clairvoyantes comprennent que la France, l’Occident et le monde sont, en 2012, à la croisée des chemins. Peut-on dire pour autant que nous sommes à la veille d’une Révolution ? Peut-on dire que, si le peuple français reprend la main, ce sera une Révolution ?

Ecartons l’hypothèse la plus terrifiante, celle d’une victoire totale et a priori définitive du mondialisme — bien qu’un succès aussi complet pourrait bien lui faire perdre toute prudence et, pour le coup, provoquer la révolte des peuples. Admettons que, d’une manière ou d’une autre (victoire électorale du parti national ou soulèvement populaire à la faveur d’un effondrement financier), le peuple français retrouve la maîtrise de son destin, chasse ou punisse ses ennemis, récuse la dette, stoppe l’immigration et inverse même le flux migratoire. Serait-ce une Révolution ? Non ! ce serait un salutaire coup d’arrêt à la trahison et le retour à une situation normale, celle de la France des années 1960-1970.

Imaginons encore que, dans ce contexte, des « Etats généraux » soient convoqués pour rédiger une nouvelle constitution et qu’ils pondent en effet une constitution véritablement démocratique, consacrant réellement, du moins sur le papier, la souveraineté du peuple et l’indépendance de la France. Sans doute l’événement serait-il d’importance, mais ce ne serait pas encore une Révolution.

Une Révolution n’est pas simplement un changement politique soudain et notable. Elle ne se juge pas à la forme mais au fond ; elle n’est pas dans les faits mais dans les idées. Bien qu’il soit courant d’abuser de ce terme pour désigner des périodes mouvementées et des changements rapides de régime, une Révolution est porteuse de principes égalitaires et libéraux et n’est donc accomplie que lorsque l’Egalité et la Liberté règnent. Sous ce rapport, il y a déjà eu des tentatives de Révolution, mais aucune n’a encore jamais abouti. Ce que l’on appelle la « grande Révolution française », exemplaire à maints égards, fut de ces tentatives avortées. Ce qu’elle a obtenu avec éclat et parfois avec violence, tous les pays occidentaux, placés dans d’autres circonstances, l’ont obtenu avec le temps, souvent sans tambour ni trompette. Et pourtant, une Révolution semble encore nécessaire. Il faut donc en conclure que les progrès d’antan furent moins révolutionnaires qu’ils ne parurent sur le moment et que la Révolution est ailleurs. Il faut surtout comprendre pourquoi autant d’efforts furent si mal récompensés.

L’Egalité (des citoyens en devoirs et en droits) est le but suprême d’une Révolution digne de ce nom. Or, malgré toutes les déclarations, c’est un fait : il n’y a actuellement aucune égalité. On ne peut pas reconnaître, d’un côté, que les inégalités se creusent et prétendre, d’un autre, que les citoyens sont égaux en droits ou en quoi que ce soit d’autre. C’est même un abus de parler de « citoyens » dans l’inégalité, et de « société » à l’heure de l’individualisme. Or comment l’inégalité se concrétise-t-elle ? Par les différences de richesse. Un riche n’est pas l’égal d’un pauvre. L’un et l’autre tiennent leurs droits de l’argent dont ils disposent, et non de leur Citoyenneté. A vrai dire, la Citoyenneté n’entre jamais en ligne de compte sur le plan économique sur lequel se situent les droits les plus vitaux (manger, se loger, se vêtir) et la plupart des autres droits (circuler, communiquer, s’informer, se divertir, etc.). Elle n’est retenue qu’en matière politique, alors que les droits politiques ne la concernent plus puisqu’ils relèvent de la Nationalité. Et il en sera ainsi tant que le système sera monétaire.

Il faut arrêter de tourner autour du pot. La monnaie qui repose sur la notion de valeur marchande et matérialise les droits ne peut pas se répartir également, et son inégale répartition se traduit par l’inégalité des « citoyens » dans le droit d’accéder au marché, inégalité qui, lorsque l’on creuse la question, tient moins aux qualités individuelles qu’aux mécanismes du système. Autrement dit, le système monétaire est inégalitaire par nature. Si l’on ajoute que l’inégalité est le terreau de la tyrannie, donc le tombeau de la Liberté, il n’est plus étonnant qu’aucune « Révolution » n’ait abouti puisque aucune n’a remis en cause le système monétaire, puisque toutes ont au contraire intégré ses lois, puisque certaines ont même fait de Largent le nouveau roi. Inutile de préciser que, dans ces conditions, la notion d’Egalité est aussi dénaturée que dérisoire et qu’il est impossible de l’instaurer quand on ignore en quoi elle consiste réellement. Or cette ignorance perdure. Sur ce point, rien n’a changé. La quasi totalité des hommes sont prisonniers des préjugés monétaire, et les plus audacieux d’entre eux prônent la démocratie « directe », face à l’oligarchie, et le retour à l’étalon Or, face aux monnaies de singe. A ces mesures hautement subversives s’ajoutent aussi le contrôle des banques, la taxation des transactions financières et autres incantations ! Que la monnaie et plus encore Largent (croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger) soient incompatibles avec l’Egalité et la Liberté ; que l’inégalité débouche fatalement sur une oligarchie plus ou moins déguisée et soit incompatible avec une authentique démocratie ; qu’un système monétaire, sous quelque forme que ce soit, bafoue tous les Principes de l’ordre social et doit être rejeté leur passe encore au-dessus de la tête !

Il serait possible, à la faveur d’un retournement de situation, de faire la Révolution si les hommes étaient révolutionnaires. Mais force est de constater que leurs idées ne le sont pas et qu’ils n’en sont donc pas eux-mêmes. Ils peuvent sauver la France d’une mort certaine, ils doivent la sauver, mais ce rétablissement miraculeux ne sera pas plus une Révolution que sortir du plâtre n’est monter sur le podium. Il y a loin entre éviter le pire et atteindre le meilleur ! Nous sommes tombés tellement bas que nous relever nous ramènera simplement à zéro. Il ne faut d’ailleurs pas exiger davantage car ce    redressement demandera déjà un grand courage et d’immenses efforts, et s’obtiendra probablement au prix de beaucoup de souffrance. Les hommes auront tant de choses à panser (sic) qu’ils agiront par réflexe, donc selon leurs préjugés (monétaires). Ayant évité de justesse l’anéantissement, ils ne seront pas prêts avant longtemps pour un bond dans l’inconnu. Aussi faudra-t-il se résigner à les voir encore essayer faire du neuf avec du vieux, c’est-à-dire recourir à des recettes connues, éprouvées et vaines. Depuis des millénaires que la monnaie existe, toutes les combinaisons ont déjà été imaginées et essayées pour en arriver toujours au même point : inégalité, manque de moyens financiers, marasme économique, exploitation, oppression, chômage, corruption, délinquance : situation ordinaire du système monétaire. C’est, du reste, pourquoi la Révolution pourra attendre quelques années de plus. L’essentiel sera sauf. La France sera toujours là, les Français seront retrempés, la Vérité fera son chemin, tout se mettra doucement mais sûrement en place pour le dernier acte.

Pour faire la Révolution demain, il faut sauver la France aujourd’hui.

Philippe Landeux
11 février 2012

08:27 Écrit par Philippe Landeux dans 6. MON BLOG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

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