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mercredi, 12 novembre 2014

L'IMPOSTURE DU GENOCIDE VENDEEN (vidéo)

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Cliquez ICI ou sur l'image pour voir la vidéo

La guerre dite de Vendée (1793-1795) fut un fratricide. Mais, malgré les horreurs inhérentes à toute guerre civile, jamais la Convention (incarnation de la République) ne perdit son sang froid et n'ordonna l'extermination de la population des régions de l'Ouest. Philippe Landeux — qui vient de sortir un imposant recueil de documents sur la Guerre de l’Ouest — présente une cinquantaine de documents qui démentent formellement toute intention génocidaire de sa part et prouvent, a contrario, que la thèse d'un génocide "vendéen" est une foutaise.

 

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Philippe Landeux

Savoirs

Culture générale

14,8x21cm (Exlibris)

Noir & Blanc

866

114704

979-10-90965-07-2

31 € + frais de port

Retrouvez ICI les textes de L'imposture du génocide vendéen

 

RÉPONSE À MES DÉTRACTEURS

Je ne vais pas répondre en détail à toutes les inepties que je lis ici ou là de la part de gens qui parfois n’ont manifestement pas regardé la vidéo, qui croient tout savoir parce qu’ils ont gobé le baratin de Reynald Secher et qui exhibent toujours les mêmes documents sans même comprendre qu’ils ne prouvent rien en la matière ou qui, parfois même, prouvent le contraire. Le livre que je viens de sortir « La Guerre de l’Ouest dite de Vendée » contient peut-être un millier de documents, dont tous les arrêtés du Comité et tous les décrets de la Convention. Qui dit mieux ? Dans cette vidéo, je présente une cinquantaine de documents que, pour la plupart, vous ne trouverez évidemment pas chez Secher et qui permettent de relever toutes ses impostures. Ces documents sont de premier ordre (décrets, arrêtés) ; c’est sur des documents de cette nature, mais isolés, tronqués, interprétés, que la thèse du génocide s’appuie. Pourquoi écouter ce que Secher fait dire aux uns, et écarter les documents qui, sans interprétation, disent clairement autre chose ?

Je m’adresse aux gens qui ont des yeux et des oreilles qui ne leur servent pas seulement d’ornement.

Je dis qu’accuser la République révolutionnaire d’avoir ordonné un génocide sur une partie de la population française est particulièrement grave et orienté pour que le sujet soit traité sérieusement, en commençant par définir ce que l’on entend par génocide, ce que, dans le cas présent, je traduis personnellement comme l’extermination ou la volonté d’exterminer la population d’un territoire donné, c’est-à-dire tous les gens qui habitaient là dès avant le début du conflit.

Je dis que les chiffres mêmes de Reynald Secher (117.000 victimes sur une population de 815.000 habitants), qui sont sans doute contestables, mais que j’accepte car il est de toute façon impossible d’établir un bilan exact, disent que, malgré tous les moyens déployés, il n’y a pas eu concrètement de génocide, ce qui est inexplicable si l’on écarte ce qui suit.

Je dis que, puisqu’il n’y a pas eu concrètement de génocide, aussi affreux qu’ait été ce conflit, la République ne peut être accusée d’en avoir commis un que s’il est établi qu’elle a eu l’intention de le commettre.

Je dis que la République était incarnée par la Convention, le Comité de salut public et les représentants en mission pris en masse ou dont les actes ont été validés par la Convention ou le Comité.

Je dis que la République se serait bien passée de cette guerre mais qu’elle n’a pas eu le choix de la faire et qu’elle était en droit de réponde à la guerre par la guerre.

Je dis que l’on ne peut pas faire une guerre sans prendre de mesures militaires, sans ordonner des mouvements de troupes, sans indiquer les cibles, sans provoquer des destructions, et que, sous ce rapport, les mesures adoptées par la Convention et le Comité, visant à gagner la guerre le plus vite possible, à empêcher les exactions et à limiter autant que faire se pourrait les pertes humaines, étaient parfaitement légitimes.

Je dis que la Convention et le Comité, donc la République, ne sont comptables que de leurs intentions, responsables que des ordres qu’ils ont donnés, et pas de l’ensemble des faits qui leur échappaient en partie.

Je dis que des atrocités ne constituent pas en elles-mêmes un génocide.

Je dis qu’il n’y a pas de guerre sans atrocités, mais que ces atrocités commises sur le terrain, quoique sans ordre, voire réprouvées par la Convention, ne permettent pas de contester à la République le droit d’avoir répondu à la guerre par la guerre.

Je dis que tuer l’ennemi est le propre de la guerre ; qu’exterminer des ennemis déclarés et acharnés est le but de toute guerre à mort, comme dans le cas présent.

Je dis que la Convention ne pouvait adopter une politique autre que celle qui fut la sienne et j’attends toujours que ceux qui lui en font un crime nous disent ce qu’elle aurait du faire pour gagner la guerre sans tomber dans les excès.

Je dis que la Convention, le Comité et les représentants en mission (sauf exception) ont toujours fait la distinction entre les rebelles acharnés et le reste de la population (femmes, enfants, vieillard, individus entraînés de force dans la révolte) qu’ils ont soit ménagé soit fait évacuer.

Je dis que la thèse du génocide repose sur la négation de cette politique de distinction et d’évacuation et sur l’extension à toute la population du sens du terme « brigands » qui désignait uniquement les rebelles, procédés qui permettent de faire croire que toute mesure contre les rebelles était de nature génocidaire.

Je dis que c’est chercher à en imposer que présenter les ordres de détruire les forêts, les taillis, les moulins et les maisons des rebelles comme la volonté d’exterminer la population, quand, dans le même temps, les ordres étaient de faire évacuer cette population.

Je dis qu’il est malhonnête de parler de « déportation » à propos des « évacués » et des réfugiés car c’est laisser entendre qu’il s’agissait de les tuer plus loin, alors que le but était précisément qu’ils ne soient pas victimes de l’un ou l’autre camp ; c’est laisser entendre que les républicains étaient des nazis.

Je dis que la réductio ad hitlerum et les attaques ad hominem ne sont pas un gage de sérieux historique.

Je dis que cette distinction et ces évacuations massives sont incontestables (notamment circulaire du 7 mai, décret du 1er août 1793, arrêté des représentants en mission du 20 février 1794) et démentent à elles seules toute logique génocidaire.

Je dis que la vérité historique est dans le tout (d’où mon livre qui n’est pas une thèse mais un recueil de documents, exhaustif quant aux actes du Comité) et non dans des bribes de documents, même si je n’ai moi-même cité que des extraits dans le cadre de cette vidéo, faute de pouvoir faire autrement (c’est pourquoi je renvoie d’abord à mon blog qui contient in extenso les documents cités ou des extraits beaucoup plus longs, ensuite à mon livre).

Je dis que les documents que je mets en avant dans ma vidéo ne sont pas inédits (ils figurent depuis un siècle dans les Recueils d’Aulard ou les Archives Parlementaires, séries dans lesquelles figurent aussi, en version originale, la plupart des soi-disant inédits de M. Secher — j’en donne les références dans mon livre) mais n’ont jamais été produits par les tenants d’un génocide parce qu’ils contredisent leur thèse ; je n’invente pas des documents, je montre ceux que l’on a cachés à dessein ; je ne cherche pas à duper les gens, je les préviens qu’ils sont les dupes de prestidigitateurs.

Je dis que les documents brandis par les adeptes de la thèse du génocide sont soit hors sujet, de par leur nature, leur contenu ou leurs auteurs, soit tronqués, soit interprétés de manière scandaleuse, et ne font pas disparaître tous ceux qui, émanant des autorités incarnant la République, prouvent positivement le contraire.

Je dis, comme Reynald Secher, que les révolutionnaires écrivaient tout et que, par conséquent, si leur intention avait été d’exterminer la population en tant que telle de certaines régions de l’Ouest (quelle limite ?), nous devrions avoir des décrets et des arrêtés qui l’annoncent sans qu’un effort d’imagination et des torrents de mauvaise foi ne soient nécessaires pour la deviner.

Je dis que les documents qui pèsent le plus dans ce débat sont les décrets de la Convention (pas les discours qui les précèdent), les arrêtés du Comité de salut public et les arrêtés collectifs des représentants en mission.

Je dis qu’aucun document valable ne prouve la thèse du génocide, simplement que la Convention et la République ont fait la guerre aux rebelles appelés « brigands ».

Je dis que ceux qui s’appuient sur des documents valables pour prouver leur thèse minimisent ou passent sous silence les nuances et distinctions explicites ou implicites (entre rebelles et population) qu’ils contiennent.

Je dis que les actes d’individus isolés ne retombent pas sur le régime dont ils se réclament, que ces actes soient honorables ou méprisables, que ce régime soit la monarchie, la république ou autre.

Je dis que Carrier, qui opérait à Nantes et était particulièrement exalté, n’était pas à lui seul la République, que ses crimes furent dénoncés dès janvier-février 1794 par d’autres représentants et par l’agent du Comité et qu’il les paya de sa tête le 16 décembre suivant.

Je dis que la notion de génocide ne tient pas du simple fait qu’il n’y a pas de population distincte et déterminée.

Je dis que s’il n’y a pas de logique génocidaire, il est malhonnête de parler de génocide.

Je dis que la guerre civile dite de Vendée a été affreuse, que des horreurs ont été commises de part et d’autres, plus sans doute de la part des bleus, mais qu’elle ne peut être qualifiée de génocide.

Je dis que rejeter le terme orienté et perfide de « génocide » n’est pas nier les horreurs commises en « Vendée » que les représentants en mission furent les premiers à dénoncer.

Je dis que ceux qui persistent à utiliser ce terme le font pour des raisons idéologiques.

Je dis à ceux qui, sans l’avoir fait eux-mêmes, conseillent aux autres d’aller aux sources pour se faire une idée juste de ce conflit que c’est précisément ce que j’ai fait (j’en ai même fait un livre), que cette lecture m’a conduit à la position que je défends, et que c’est vouloir à toute force que la République ait ordonné un génocide que d’objecter à nouveau d’aller aux sources.

Je dis que ceux qui, en dépit de tout, postulent que la République a ordonné un génocide et s’en tiennent mordicus à cette affirmation sont mal placés pour accuser de posture idéologique ceux qui, documents à l’appui, démontrent la fausseté de leur discours.

Je dis à ceux qui mettent mon intégrité en doute que je ne suis ni franc-maçon, ni universitaire, ni gauchiste, ni communiste, ni subventionné, ni supporter du régime et du système actuel ; à ceux qui me reprochent d’admirer Robespierre, qui n’a rien à voir avec la Vendée, sinon de très loin, et dont j’ai publié l’intégralité des discours, qu’ils feraient mieux de le lire au lieu d’en parler ; je dis à tous ceux-là que les procédés dont ils usent envers moi rappellent beaucoup ceux dont les antifas usent envers eux.

Je dis que ceux qui critiquent ma vidéo (ou mon livre qu’ils n’ont pas lu) ne s’attachent pas au fond des choses, ne contestent pas les documents de premier ordre que je produits (dont des documents produits par Secher lui-même), ne les évoquent même pas, ne tiennent aucun compte des arguments que j’expose, des explications que je donne, ne prêtent aucune attention aux manipulations, omissions et mensonges que je révèle, que leurs réponses consistent simplement à ergoter, à ressasser et à faire diversion pour se complaire dans leurs convictions, et illustrent tout ce que je viens de dire.

Je dis que la thèse génocidaire, aussi foireuse soit-elle, et quoique non reconnue officiellement, est devenue la doxa dans une France qui a honte d’elle-même, qu’elle se répand partout (même sur les chaînes télé du service public) sans rencontrer d’obstacle, qu’il est plus facile d’y adhérer légèrement que de la contester sérieusement, et que cela seul devrait donner à réfléchir à ceux qui croient être dans l’opposition, la résistance, la dissidence parce qu’ils l’ont gobée et la régurgitent sans se rendre compte qu’ils participent à la réédition du coup des « heures les plus sombres de notre histoire ». (Je vous fais un dessin ?)

Je dis, enfin, paix aux âmes de tous ces Français morts il y a 200 ans ; honte à ceux qui, en jouant la pleurniche, déshonorent ceux dont ils prétendent défendre la mémoire, et qui, en accusant bruyamment la République d’hier d’un crime qu’elle n’a pas commis (même si des crimes ont en effet été commis), contribuent à rabaisser la France aujourd’hui.

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