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vendredi, 06 février 2015

PENSEE DU JOUR : la Révolution française

La Grande Révolution française s'achève en 1794, avec la mort de Robespierre, et commence bien en 1789, avec l'arrivée sur la scène politique des idées de Jean-Jacques Rousseau (radicalement opposées à celles des Lumières et de Voltaire) portées au plus haut par Robespierre. L'ordre bourgeois et "ultra-libéral", fondé sur Largent roi, qui s'instaure définitivement après le 9-10 thermidor an II (27-28 juillet 1794 - exécution de Robespierre), ne fut pas l'oeuvre de la Révolution, c'est-à-dire des véritables révolutionnaires. Il fut initié par les physiocrates, prôné par les Lumières et tenté bien avant la Révolution, avec Turgot. La Constituante puis les Girondins voulurent oeuvrer dans le même sens. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil. Mais les Etats généraux avaient porté à l'Assemblée des hommes (le plus illustre étant Robespierre) résolus à défendre les intérêts, les droits, la souveraineté du peuple, l'égalité des citoyens. Trop peu nombreux, ces hommes ne purent contrer la Constituante dans son entreprise ; mais leur courage à la combattre, sans espoir de succès immédiat, ne leur conféra que plus de prestige auprès du peuple. La Révolution commença donc en 1789, non parce que les idées révolutionnaires triomphèrent, mais parce que des révolutionnaires les firent retentir, des révolutionnaires qui n'accédèrent au pouvoir, par un heureux hasard, dans des conditions dramatiques (conséquence des politiques de leurs adversaires), qu'en 1793, le temps de sauver la patrie en danger. Mais, en 1794, le danger passé, et grâce aux faiblesses des idées des révolutionnaires (notamment leur ignorance de l'incompatibilité entre Largent et l'Egalité), les bourgeois reprirent la main, éliminèrent les révolutionnaires et mâtèrent le peuple sans coup férir. La Révolution était terminée parce que la contre-révolution bourgeoise remportait le bras de fer et consacrait Largent et avec lui l'inégalité, l'individualisme (pendant du mondialisme) et la ploutocratie.

La Révolution fut le moment, bref dans l'histoire, l'intermède, où la France opposa une vigoureuse résistance, au nom de l'Egalité (mal conceptualisée) et de la patrie, à l'instauration de l'ordre bourgeois, c'est-à-dire à l'aristocratie des riches ou à Largent roi. Ainsi, ceux qui fixent la fin de la Grande Révolution à tout événement  postérieur au 9 thermidor (certains la continuent même jusqu'à nos jours) n'ont rien compris à la Révolution ; ils voient la Révolution partout parce qu'ils ne comprennent rien à ce qu'est une Révolution.

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