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vendredi, 28 avril 2017

2017 - ANALYSE DE LA SITUATION sous l’angle du Civisme

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais dire d’« où je parle ».

Voilà 20 ans exactement cette année que j’ai conçue la théorie du « Civisme », qui explique pourquoi et comment anéantir Largent (la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger, dont la monnaie et le capitalisme découlent), et pourquoi et comment instaurer l’Égalité ; non pas l’Égalité universelle et absurde des gauchistes ou l’Égalité formelle et astucieuse des bourgeois, mais celle des patriotes, la seule Égalité possible et nécessaire : l’Égalité des citoyens en devoirs (dont celui de participer à la vie de la cité, selon ce qu’elle considère comme une participation) et en droits (dont celui de profiter des bienfaits de leur cité, auxquels ils ont contribué). Cette Égalité et ce droit de profiter des bienfaits de leur cité impliquent notamment, sous peine d’être des formules creuses, le droit d’accéder librement au marché pour tous les citoyens, autrement dit que ce droit soit conféré par la citoyenneté. Or si l’accès au marché est conféré par la citoyenneté (qui ne se mesure pas), il ne l’est donc plus par la monnaie : il n’y a plus de monnaie, plus de prix, plus de valeur marchande, plus de système monétaire, plus de capitalisme. Les pouvoirs d’achat, aujourd’hui limités et inégaux, seraient illimités (sauf par la nature des choses et éventuellement par les lois) et égaux (car indéfinis). L’industrialisation et la production de masse rendent possible et justifié l’accès illimité (c’est-à-dire non borné de manière artificielle et inefficiente), et l’informatique rend possible, par exemple grâce à des cartes à puce, de s’assurer de la citoyenneté des consommateurs, preuve qu’ils se sont au préalable acquittés de leurs devoirs. C’est donc l’évolution technique et technologique qui permet cette nouvelle conception de l’échange, des rapports sociaux et, partant, de la société. Mieux ! ces évolutions doivent inévitablement déboucher sur cette révolution ; non pas sur « une » révolution, mais bien sur celle-là.

Et le Civisme prévoit la révolution, ou évolution révolutionnaire, en France, pour les années 2030, dans tous les cas avant 2050. Cette estimation n’est pas une prédiction d’après une vision dans une boule de cristal, mais la conclusion à laquelle font systématiquement arriver les courbes, tracées à vue de nez, des évolutions politique (droits réels des gens) et technique (capacités productives). Ces courbes procèdent d’un ressenti et du bon sens. Disons, pour faire court, que ces deux évolutions s’accompagnent, mais que l’évolution de la technique, au XXe siècle, a été si fulgurante que celle de la politique (des droits) n’a pas suivi et est appelée à combler son retard de manière tout aussi fulgurante… et le virage devrait logiquement avoir lieu vers 2030.

Courbes des évolutions - 1 - théorie.jpg


Cette évolution fulgurante des droits suppose un changement radical de paradigme, lequel paradigme est aujourd’hui monétaire, incontestablement, et c’est en effet la monnaie qui incarne les droits, impose ses lois, limite les conquêtes possibles et nous condamne à tourner à rond, à stagner et même à régresser. La révolution consistera donc bien à dépasser le système monétaire. Et son but sera l’Égalité, l’égalité entre citoyens, l’égalité dans le cadre d’une société, l’égalité dans le cadre de la nation.

Il s’ensuit que, pour que cette révolution ait lieu, il faut non seulement que la France soit en état de la faire mais encore qu’elle survive à la destruction à laquelle le capitalisme la voue, ainsi que toutes les nations (en particulier occidentales).

Pourquoi le capitalisme cherchent-ils à détruire les nations ? Parce que la nation est à la fois le moyen et le but de la révolution ; parce que la révolution se fera par et pour la nation, pour l’Égalité, contre Largent, contre le capitalisme. Si rares sont les hommes déjà conscients de la voie révolutionnaire, Largent et le capitalisme, qui poussent naturellement à l’individualisme, donc au sans-frontiérisme, à l’universalisme et au mondialisme, savent aussi, de façon immanente, que leur triomphe annonce leur chute, que tôt ou tard l’antidote au capitalisme sera découvert dans un pays capitaliste (c’est déjà le cas, il a vu le jour en France, il a pour nom « le Civisme »), qu’un pays, un peuple, une nation finira par l’administrer, et que les nations sont donc leurs ennemies mortelles. Aussi cherchent-ils à les tuer avant qu’elles n’aient conscience de leur potentiel et de leur devoir. Mais comment les tuer ? Par le supranationalisme et l’immigration, c’est-à-dire en les détruisant par le haut et de l’extérieure, et par le bas, de l’intérieur. L’« Europe » (l’union soi-disant européenne) et les immigrés ont la même fonction destructrice, antinationale et contre-révolutionnaire. L’une détruit leur existence politique (l’esprit) ; les autres détruisent son existence physique (le corps). Certains diront que l’immigration ne change rien, que des hommes en valent bien d’autres. Mais une population n’est pas un peuple ; le multiculturalisme n’est pas une culture ; et mélanger les hommes a précisément pour but de dissoudre les cultures, notamment la culture anticapitaliste et révolutionnaire française. Du reste, l’immigration massive ne brise pas seulement l’esprit ; elle tend au génocide des autochtones, moyen radical, s’il en est, pour le capitalisme, d’écarter la menace d’une nouvelle révolution française. Voilà pourquoi le capitalisme, intrinsèquement mondialiste, pousse à toujours plus d’« Europe » et encourage l’immigration tous azimuts malgré leurs effets désastreux. Et si rien ne s’y oppose, il parviendra à ses fin, dans le seul intérêt de Largent. Tout sera détruit au profit de personne et sans plus aucun moyen de réagir.

Mais la logique historique (voir les courbes) propose un autre scénario. La révolution qui mettra enfin la technologie au service des hommes, c’est-à-dire des droits du citoyen, est inéluctable et pour bientôt (15 ou 25 ans). Mais, comme je l’ai dit, elle ne pourra avoir lieu tant que la France ne sera pas sortie de la spirale de sa destruction, tant qu’elle sera enchaînée par l’« Europe » et plombée par l’immigration. Autrement dit, quelque chose doit se passer, qui amorcera ou provoquera un changement de cap à ce niveau-là. Quand ?

Si l’on compte une quinzaine d’années entre le moment où la France mettra, d’une manière ou d’une autre, un coup d’arrêt aux crimes et trahisons capitalistes, du moins à partir du moment où elle se rebiffera violemment, puis le temps de résoudre les problèmes, puis le temps de se relever de cette épreuve, puis le temps que les contradictions du système monétaire (lié au mode de production artisanale, inadapté au mode de production industrielle) se fassent à nouveau sentir sans qu’il soit désormais possible de recourir aux mêmes subterfuges que le capitalisme, donc en étant réduite à franchir le pas contre Largent, cela situe le moment du sursaut national autour de 2015 (2030 – 15).

Reste la question : Quoi ? Que peut-il se passer ? Il n’y a pas mille manières sortir de l’« Europe » et de renverser le flux migratoire (car stopper l’immigration, vue l’ampleur de l’invasion, ne suffit pas). Il n’y en a que deux : le politique et les armes. J’entends par « politique », celle d’un gouvernement. Il n’y a qu’un gouvernement anti-Europe qui pourra claquer la porte. Encore faut-il qu’un président, ayant cette volonté, soit élu. Sans quoi, manifestations et référendums (l’insurrection n’étant pas ici une option) ne changeront rien, puisque nous avons vu que les capitalistes n’en démordront pas.

L’immigration, elle, peut être combattue de deux manières : la plus réaliste et la plus souhaitable étant là encore la politique. Une politique dans ce sens-là rencontrerait sans doute une opposition virulente (de la part des gauchistes et des immigrés), à désamorcer en douceur si possible, à mâter brutalement si nécessaire, ce qui, dans ce cas, pourrait déboucher sur une guerre civile (avec avantage pour le camp tenant l’appareil d’état). (Il va de soi qu’un tel gouvernement serait en opposition avec l’« Europe » dont il serait obligé de se retirer à moins qu’elle ne le chasse elle-même.) Il se pourrait aussi que, quoique ménagés par le pouvoir, les immigrés mettent eux-mêmes le feu aux poudres, et que les Français, longtemps bridés et castrés, mais n’ayant plus le choix qu’entre se battre ou mourir, réagissent. Là, l’issue dépendrait de trop de paramètres imprévisibles pour que j’entre ici dans le détail de tous les scénarios possibles. Disons que ce serait sanglant et terrifiant. Plus de demi-mesures. L’extermination serait à l’ordre du jour dans les deux camps. Or le risque d’une telle situation est précisément créé par les politiques mises en œuvre depuis 40 ans et encore poursuivies, politiques qui visent objectivement à notre destruction et insinuent que la seule façon d’éviter la situation tragique dans laquelle une réaction de notre part plongerait la France est de nous résigner à disparaître. « On a résolu vous tuer, mais mourrez en silence, bandes de fascistes ! »

 

Voilà ma grille de lecture. Quoique Largent nous entraîne dans son néant, la France va se réveiller, parce que la force des choses, elle, nous pousse vers la Révolution.

En 2005, quand le peuple français a été consulté sur le projet de constitution « européen », c’est-à-dire en fait sur l’« Europe », la victoire du NON, malgré le matraquage médiatique en faveur du OUI, était tout autant prévisible (d’après cette grille de lecture) qu’il était évident que le gouvernement capitalo-mondialiste passerait outre. Il n’y a pas « d’autre Europe » possible aujourd’hui. Des pays monétaires ne peuvent former qu’une entreprise capitaliste : non pas l’Europe des patries, mais celle du pognon. L’« Europe » est néanmoins morte cette année-là en perdant toute légitimité, laquelle réside dans le peuple. En 2005, eurent lieu également les grandes émeutes dans les banlieues. Une bonne occasion de sortir le « karscher ». Mais les mêmes capitalo-mondialistes étaient au pouvoir. Ces émeutes, qui se limitèrent à brûler des voitures, ont néanmoins mis en évidence le problème de l’immigration (pour les Français, non pour le gouvernement qui s’en sert contre eux) et averti qu’il allait être de plus en plus pressant. C’est d’ailleurs à cette époque que débuta l’afflux massif de clandestins qui n’a pas cessé depuis, provoqué, organisé, encouragé, légalisé par des gouvernements qui se prétendent impuissants mais déploient toute leur force pour briser toute opposition des Français.

2015, l’année où tout allait peut-être basculer, commença bien. Massacre à Charlie Herbdo par des islamistes, français commevouzémoi. « Je suis Charlie. » Puis massacre au Bataclan. « Pas d’amalgame. » 2016, massacre à Nice. « Tous unis contre le racisme. » Loin de soulever le problème de l’immigration (et de sa gestion), le système s’est servi du terrorisme pour le masquer et même pour le retourner. « Les terroristes ne sont qu’une infime majorité, donc les immigrés sont en général une chance. » Les Français n’ont pas bronché. Qu’auraient-ils pu faire concrètement, sans organisation, avec tout l’appareil d’état contre eux, à part se livrer isolément à des massacres et passer ainsi pour les méchants (face aux gentils envahisseurs et aux sympathiques collabos) ? Non ! Ils ont ravalé leur colère et attendu l’occasion de la traduire politiquement, ce qui, en dernière analyse, est la meilleure et, pour le moment, la seule option.

2017, le Front Nation, anti-Europe, anti-immigration, incarné par Marine Le Pen, accède au second tour de l’élection présidentielle. On peut bien sûr y voir un concours de circonstances. Ma grille de lecture me fait dire que c’est dans l’ordre des choses, que son élection elle-même est inscrite dans la logique de l’histoire. Le même cas de figure s’est déjà présenté en 2002, avec son père, mais dans d’autres conditions ; c’était trop tôt, ce ne fut qu’un coup de semonce (dont le système a conclu, non qu’il fallait devenir raisonnable en matière d’immigration, mais, au contraire, qu’il fallait noyer les Français sous un déluge d’immigrés). Aujourd’hui, le fruit est mûr. Mieux ! La configuration de ce second tour est on ne peut plus symbolique. A l’heure où un événement majeur doit survenir et acter du réveil du peuple contre Largent, contre l’Europe, contre l’immigration, les deux finalistes sont précisément ceux qui symbolisent le mieux l’un et l’autre camp. Il oppose clairement, à travers Macron et Marine, le mondialisme au  nationalisme (dans le sens de « système à l’échelle nationale »), l’oligarchie capitaliste aux patriotes, les banques au peuple, la démocrature à la démocratie et, in fine, sans que les choses soient encore aussi évidentes, Largent à l’Égalité. Macron a tout le système derrière lui et devrait, en apparence, l’emporter haut la main. Mais le système en question doit s’effondrer. Marine n’a pour elle que le rejet croissant et confus du peuple pour ce système. Ses soutiens potentiels sont dispersés et hétéroclites, tels l’armée de Spartacus. Mais elle est dans le sens de l’histoire. Je ne dis pas qu’elle sera élue mais que son élection, le cas échéant, serait moins accidentelle qu’il n’y paraîtra. Quelque chose doit se produire dans la période où nous sommes. Un choc des titans se prépare, entre les forces de Largent, jusqu’alors toutes puissantes, et la montée en puissance d’un mouvement populaire et pré-révolutionnaire. Ce dernier l’emportera. Toute la question est de savoir si la balance penche déjà en sa faveur. Nous le saurons bientôt.

Si l’événement qui doit permettre à la France d’échapper à l’« Europe » et de régler la question de l’immigration (afin de pouvoir, à terme, se consacrer à la véritable révolution, pour l’Égalité, contre Largent) est de nature politique, ce ne peut être que l’élection de Marine Le Pen, aujourd’hui, en 2017, ou d’un candidat similaire (elle ou un autre) au plus tard en 2022. Le plus tôt sera le mieux. Aussi dramatique que soit la situation actuelle de la France, elle ne sera que plus pourrie dans quelques années, et il sera alors d’autant plus difficile et douloureux d’arrêter les hémorragies et de cicatriser nos plaies. La vraie « chance pour la France » de sortir de l’impasse avec le moins de casse possible, c’est Marine. Ne pas voter pour elle par crainte de ce que cela pourrait produire, c’est être complètement aveugle, non seulement sur ce qu’incarne Macron et les dégâts profonds qu’il pourrait causer, mais encore sur ce qu’il se produira, de toute façon, et en pire, si elle n’est pas élue, si la France reste gouvernée par des suppôts du capitalisme. Un rebond va avoir lieu, incessamment sous peu : s’il n’est pas politique et énergique, il sera civil et cauchemardesque ; personne ne peut désirer en arriver là, mais ce n’est pas en alimentant le feu tout en niant la possibilité d’un incendie qu’on écartera ce danger.

En outre, et pour finir, ne pas voter pour elle, c’est aussi n’avoir aucune conscience des enjeux, et encore moins de conscience révolutionnaire. Ce qui se joue dans cette élection, c’est, d’une part, la survie de la France et du peuple français, face au besoin vital du capitalisme de les anéantir au nom de Largent, d’autre part, la Révolution à venir, dont la nation sera le levier, et l’Égalité, la finalité. Ne pas voter pour elle, c’est, a priori, tout compromettre. Gageons toutefois que la force des choses conduira mieux le mouvement des hommes que leurs petites pensées et provoquera, par d’étranges détours, ce qui doit advenir.

 

Pour faire la Révolution demain,
il faut sauver la France aujourd’hui.

 

Philippe Landeux
28 avril 2017

06:06 Écrit par Philippe Landeux dans 5. SCHEMAS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

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