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lundi, 22 mai 2017

NOUVEAU PLAN D’ATTAQUE POUR LE CAMP NATIONAL

Aussi légitimes que soient les dénonciations de l’ « Europe » et de l’immigration, force est de constater qu’elles ne portent pas suffisamment dans l’opinion publique et qu’elles exposent aux accusations de « xénophobie » et de « racisme » qui, pour être ridicules, n’en sont pas moins redoutables.

Le camp national doit trouver autre chose, une autre approche qui, tout en conduisant au salut de la France, ne l’expose plus à ces anathèmes ; une approche porteuse d’un projet qui suscite la mobilisation générale et fasse tomber le masque des traîtres.

INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE TOTALE DANS LES 10 ANS

Voilà un projet qui, tout en étant politiquement correct, remplirait tous les objectifs du camp national.

Il ne s’agirait pas de proposer des solutions pour parvenir à ladite indépendance, mais, une fois au pouvoir, de faire de cette indépendance la priorité absolue, de favoriser toutes les recherches en faveur des énergies renouvelables ou de substitution, d’en appeler au génie du peuple français pour trouver des solutions, de soutenir les inventeurs, de constituer un centre de recherche et d’essai où toutes les bonnes volontés seraient les bienvenues. Le but : plus de pétrole, plus de nucléaire, en France, dans 10 ans.

Qui pourrait décemment être contre sans passer immédiatement pour un traître ou un crétin ?

Voyez-vous les avantages d’un tel projet pour le camp national ?

 

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18:11 Écrit par Philippe Landeux dans 6. MON BLOG | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer |

jeudi, 18 mai 2017

UNE DOCTRINE RÉVOLUTIONNAIRE POUR LE CAMP NATIONAL : LE CIVISME

UNE DOCTRINE RÉVOLUTIONNAIRE
POUR LE CAMP NATIONAL :

LE CIVISME

 

Sauver la France vaut bien que vous preniez une heure s’il le faut pour lire jusqu’au bout ce qui suit. Vous n’avez rien à perdre, si ce n’est un peu de temps, et tout à gagner, si le salut est bien là.

LE PROBLÈME

La patrie est en danger. Jamais, dans son histoire, le peuple français n’a couru plus grand péril. Il n’est pas menacé d’une défaite militaire ou d’une occupation temporaire ; il est menacé d’une lente dissolution morale et physique. Le mal est déjà fort avancé. Mais il n’est pas trop tard pour réagir. Encore faut-il agir avec efficacité.

Le camp national souffre d’être divisé ; et il est divisé parce qu’il n’y a pas de doctrine globale et puissante capable de rallier tous les patriotes. Jusqu’à présent, chacun y est allé de sa sensibilité, focalisant sur tel ou tel problème, mettant en avant telle ou telle tradition, n’ayant au mieux que des réponses partielles, tenant ainsi un discours bancal incapable de faire l’unanimité. Pire ! Nous allons voir que les patriotes luttent depuis toujours sur le terrain de l’ennemi et avec les armes fournies par lui. Le moyen de l’emporter dans ces conditions ? 

Une chose dont les patriotes ou nationalistes doivent avoir conscience et prendre acte sans protester, c’est que, à ce jour, ils n’ont pas la solution, sans quoi ils auraient déjà vaincu et la France ne serait pas à l’agonie. Or, s’ils n’ont pas la solution, c’est qu’elle ne leur est pas venue à l’esprit. La solution, qui ne peut-être que radicale, sera donc une nouveauté pour eux et va les étonner de prime abord. Mais s’il est naturel qu’ils soient surpris, la surprise ne doit pas être en soi un motif de rejet de leur part.

LE MAL

Quels sont donc les maux mortels dont la France est affligée ?

Le premier, le plus frappant pour qui n’est pas aveugle, et le plus urgent, est bien sûr celui de l’immigration massive qui, sans parler des problèmes quotidiens qu’elle draine ou suscite, constitue une invasion, une colonisation de fait, et un génocide à terme. Tous les autres problèmes sont secondaires en regard de celui-là. Le peuple français peut se remettre de toutes les crises morales ; il ne pourra pas se relever de sa disparition physique. Les morts ne reviennent pas.

Le second est celui de l’européisme, étape du mondialisme, qui, pour faire entrer les Français dans un moule supranational, nie leur existence en tant que peuple afin de délégitimer toute résistance, et les dépouille de toute souveraineté afin de les réduire à l’impuissance. L’Union soi-disant européenne encourage bien sûr l’immigration qui favorise son projet.

Le troisième est la mentalité de nos contemporains : universaliste, humaniste, sans-frontiériste, immigrationniste, antiraciste, antifasciste, nihiliste, égalitariste, individualiste, moderniste, conformiste, consuméristes, court-termiste, mentalité de tocards prêts à croire n’importe quoi (pour peu que cela soi politiquement correct), à dire tout et son contraire et à se rebeller au sifflet contre les ennemis désignés par le système qui ne leur veut pas du bien.

Mais tous ces problèmes sont des branches de la même souche : le capitalisme. L’immigration a été mise en œuvre par le patronat ; l’Union économique dite « européenne », par et pour les riches ; et la mentalité en question n’est jamais que le fruit de la propagande qui a servi à couvrir ces deux entreprises. On pourrait développer, soulever d’autres problèmes (délocalisations, ploutocratie, théorie du genre, etc.), on arriverait à la même conclusion. Comment pourrait-il en être autrement ? Le capitalisme est le cadre général qui façonne tout et auquel tout s’adapte par la force des choses.

Rares sont ceux qui arrivent à cette conclusion indéniable, qui n’est pourtant qu’un début de réponse. Le terme « capitalisme » est vague ; il semble ne renvoyer qu’à une certaine organisation économico-financière. L’expression « ultra-libéralisme » est plus précise mais noie tout autant le poisson. On commence à mieux cerner le problème avec « l’argent roi ». Mais que désigne réellement cette expression dans la bouche de ceux qui l’utilisent, alors que tout le monde l’emploie à l’occasion ? En fait, cette expression pointe moins l’argent en lui-même que les riches, les banques, les grandes entreprises, la spéculation, la manie de tout juger à l’aune de la fortune et, de manière générale, tous les vices du système monétaire, autant de choses qui méritent d’être dénoncées, mais qui ne sont elles-mêmes que des conséquences.

Il est temps d’arrêter de tourner autour du pot et d’aller au fond des choses. L’ultra-libéralisme et le capitalisme sont inséparables du système monétaire, dont l’existence repose sur la monnaie. Mais s’il semble audacieux de remonter jusqu’à la monnaie, dans le but évident de la remettre en cause, il ne s’agit, là encore, que d’une étape. Nous n’avons pas recours à la monnaie par hasard, mais parce qu’elle répond à une certaine logique, à une certaine conception de l’échange. Au cœur de cette conception : la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger, c’est-à-dire ce que la théorie du Civisme appelle, par commodité, « Largent ». Largent, voilà le plus petit dénominateur commun, la base de tout. Sans la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger, pas d’unité de valeur, pas de monnaie comme moyen d’échange, pas de système monétaire, pas de capitalisme et ses conséquences.

Largent, cette croyance, est tellement enracinée en nous, qu’elle nous semble naturelle. Que dis-je ? Nous n’en avons pas même conscience ! Elle véhicule une conception de l’échange, avec des conséquences pour la société, et nous ne l’interrogeons jamais ! Nous ne savons donc ni d’où elle vient ni ce qu’elle induit.

LARGENT

La croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger vient de la pratique du troc ou, du moins, en véhicule le schéma. Le troc est un échange d’objets entre individus. Des individus échangent les uns contre les autres des objets dont ils sont propriétaires et, ce faisant, les mettent en équivalence, d’où la notion de valeur (marchande). La notion de valeur marchande — qui n’est en réalité que l’expression d’un rapport de force — implique donc un mode d’échange qui place les objets et leur soi-disant valeur au centre des considérations, et dans lequel les individus doivent être propriétaires de ce qu’ils échangent. On notera tout de suite le caractère intrinsèquement matérialiste de ce mode d’échange, caractère qui se trouve décuplé dans le système monétaire et dont il ne faut pas chercher ailleurs l’origine. Par ailleurs, le fait de devoir être propriétaires de ce qu’ils échangent, donc de ce qu’ils produisent, implique que les individus travaillent pour eux-mêmes au lieu que leur activité soit un devoir envers la société. En fait, dans ce mode d’échange, il n’y a pas de citoyens, ayant des devoirs envers la cité et des droits en raison de leur citoyenneté, seulement des individus livrés à eux-mêmes pour se ménager des droits, ce qui est encore plus évident dans le système monétaire où les individus n’ont de droits qu’en proportion de la quantité de monnaie dont ils disposent et qu’ils ont gagnée on ne sait comment. La logique monétaire est totalement étrangère et contraire à la logique sociale. Enfin, la notion de valeur, qui suppose des différences de valeurs, donc de prix, au niveau des produits, donc des productions, donc du travail, donc des salaires, donc des droits des travailleurs, est intrinsèquement porteuse d’inégalités en droits ; et les principes de fonctionnement de la monnaie — vases communicants et attraction — créent eux aussi, mécaniquement, l’inégalité.

Même si tous ces sujets mériteraient des explications approfondies, nul ne peut contester le caractère matérialiste, individualiste et inégalitaire du système monétaire, et le peu que je viens de dire montre que la monnaie, le matérialisme, l’individualisme et l’inégalité sont des conséquences naturelles, logiques, inséparables de Largent. Dès lors, quiconque dénonce des maux qui se rapportent à l’un ou l’autre de ces « principes » ne peut, sans incohérence, s’abstenir de dénoncer Largent lui-même. Or tous les maux s’y rapportent pour peu que l’on y réfléchisse.

Au lieu de prendre des exemples de problèmes et de remonter à leur source pour montrer le rôle premier de Largent, je vais exposer quelques-unes des conséquences de chacun de ces « principes », pris séparément, pour donner un aperçu de leurs ramifications et laisser imaginer ce que peut donner leur combinaison.

Le matérialisme, inhérent à la notion de valeur marchande, puisque elle-même procède du troc qui focalise sur les objets, a pour conséquence de pousser à n’avoir de considération que pour les biens, à n’avoir donc aucun égard pour les hommes ou la nature, d’insuffler le désir de posséder plus que de raison, d’amasser, de sacraliser la propriété, de favoriser l’Avoir sur l’Être, c’est-à-dire le paraître, d’encourager à la superficialité, etc.

L’individualisme, inhérent à la notion de valeur marchande, puisque elle-même procède du troc qui consiste en un échange entre individus, a pour conséquence d’étouffer la nature sociable des hommes, de leur faire oublier qu’ils ne seraient rien sans la « société », sans leurs « concitoyens », de les pousser à ne voir et à ne servir avant tout et surtout que leurs intérêts particuliers, à faire de l’individu la mesure de tout à leurs yeux, à se désintéresser du collectif comme quelque chose d’étranger ou à vouloir détruire la nation comme une chose artificielle ou une entrave à leur jouissance du monde, c’est-à-dire à basculer soit dans un égoïsme étroit, soit dans mondialisme surréaliste.

L’inégalité, inhérente à la notion de valeur marchande, puisqu’il n’y a de valeurs que dans la différence de valeurs, lesquelles sont, en dernière analyse,  les droits des gens, a pour conséquence d’instaurer, de manière structurelle, donc incorrigible, la misère, l’exploitation, l’oppression, l’injustice pour le plus grand nombre, et une oligarchie au profit d’une minorité, sachant par ailleurs qu’il est dans la nature des inégalités procédant d’un système intrinsèquement inégalitaire de s’accroître, et non de tendre vers l’Égalité et de se résorber d’elles-mêmes.

La monnaie, qui est en premier lieu un étalon de la valeur, qui passe de main en main à l’instar des objets échangés sous le troc, et qui incarne les droits dont chacun a besoin, a pour conséquence d’obliger les hommes (comme les personnes morales) à en avoir, à s’en procurer en permanence par tous les moyens, et toujours aux dépens d’autrui, à faire des choix dans leurs dépenses, à sacrifier tel poste plutôt que tel autre, à courir après le profit, à essayer d’en tirer de tout et n’importe quoi, à se vendre eux-mêmes, etc.

Et ce ne sont là que quelques-unes des conséquences de Largent ! Cette esquisse à grands traits permet néanmoins de reconnaître le monde qui est le nôtre, et d’admettre que Largent en est bien le ressort. Le ressort à briser. 

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LA CLÉ

Il n’y a qu’une façon d’anéantir Largent et d’échapper ainsi à toutes ses conséquences (système monétaire, capitalisme, européisme, immigrationnisme, etc.), c’est d’adopter et de mettre en œuvre une conception de l’échange qui ne rappelle en rien celle du troc, qui n’ait pas pour but d’établir de soi-disant valeurs pour les objets, mais de garantir les droits du citoyen, une conception qui, au lieu d’insuffler l’individualisme (et l’universalisme), inspire le civisme, le patriotisme, le sentiment d’appartenir à la communauté que l’on forme avec ses concitoyens, et la volonté de la défendre, et qui, au lieu d’imposer l’inégalité, assure l’Égalité. Et le moyen est simple.

Au lieu que le droit d’accéder au marché, par lequel passe la plupart des droits, soit incarné et conféré par la monnaie, il suffit qu’il soit reconnu comme un droit du citoyen et, de ce fait, conféré par la citoyenneté. Comme la citoyenneté ne se mesure pas (elle est ou n’est pas), le droit d’accéder au marché serait de même indéfini, autrement dit illimité (en théorie) et de facto égal pour tous les citoyens, et non plus différent d’un individu à un autre et d’un moment à l’autre. Entendons bien ! Il s’agirait de reconnaître à tous les citoyens le droit d’accéder librement au marché (dans la mesure du possible et des lois) et non d’attribuer à chacun une part égale du produit commun, mesure aussi arbitraire qu’impraticable et liberticide. L’égalité matérielle n’est ni possible ni souhaitable. La désirer est un réflexe capitaliste conditionné par le matérialisme inhérent à Largent. Des citoyens doivent être égaux en droits mais ne sont pas identiques en tant qu’individus ; ils n’ont ni les mêmes besoins ni les mêmes envies. (Et qui les définirait ? comment ?) L’Égalité n’est pas l’uniformité. Cela dit, le droit pour tous d’accéder librement au marché provoquerait bien, en théorie, de par la loi des grands nombres, un partage « égal » du produit commun, même si, en pratique, il réduirait seulement — mais autant que possible — les différences matérielles, proscrivant, au passage, les grandes iniquités et permettant d’atteindre naturellement les équilibres optimums.

Il va sans dire qu’attacher à la citoyenneté un droit d’accéder librement au marché implique une nouvelle conception de la citoyenneté elle-même. Si ce mot est aujourd’hui vide de sens, dans un système où elle confèrerait un tel droit, elle supposerait nécessairement un devoir qui le justifierait et équilibrerait les choses. Or quel devoir peut justifier d’accéder librement au marché sinon d’avoir contribué soi-même à approvisionner ce marché ? Ceci étant, les produits et services disponibles sur le marché ne sont qu’une partie, certes importante, des bienfaits de la cité. Il ne faut pas faire l’erreur, à laquelle pousse Largent, de ne voir que l’aspect matériel et économique des choses, d’être obnubilé par la production et, son pendant, le travail. Une conception plus large s’impose pour ne pas exclure de la cité tout qui en fait évidemment et légitimement partie. Pour faire court : la citoyenneté consiste à remplir tous les devoirs du citoyen, dont celui de participer à la vie de la cité, selon ce que celle-ci considère comme une participation, et à jouir en retour de tous les bienfaits de la cité, à l’instar de ses concitoyens, notamment en ayant le droit d’accéder librement au marché. Sans ce droit-là pour tous les citoyens, il n’y a aucune égalité.

Ainsi, la citoyenneté, les droits du citoyen, se mérite en s’acquittant des devoirs du citoyen. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans une infinité de question pratiques. Observons simplement que les enfants, qui sont à la charge de leur parents et, au-delà, de la cité, ne seraient pas encore citoyens, à l’inverse des retraités qui, ayant acquis le droit de cesser de travailler ou de participer, le seraient toujours et sans rien perdre de leurs droits. Remarquons également que si, dans ce système, il n’y a pas de monnaie, pas de prix, rien ne serait pour autant gratuit. Les citoyens ne payeraient pas en détail ce qu’ils retirent du marché mais s’acquitteraient globalement, par leurs devoirs, du droit d’y accéder librement, formule que nous qualifierions aujourd’hui de « forfait ». Il ne s’agirait plus d’un échange d’objets entre individus, mais d’un échange de devoirs et de droits entre le citoyen et la cité.

Cette conception révolutionnaire de l’échange n’est concevable, précisément, qu’à l’époque actuelle, après que la révolution industrielle ait rendu possible la production de masse, et envisageable un droit d’accéder librement au marché, et que la révolution informatique ait rendu possible d’attester sans effort et avec certitude la citoyenneté, à laquelle ledit droit doit logiquement (d’un point de vue social) être attaché. En clair, cette conception avait besoin, pour voir le jour, de la technologie des cartes à puce qui permettra à la cité de doter ses citoyens d’un moyen sûr d’attester leur citoyenneté auprès des commerçants et, par suite, d’accéder librement au marché. Encore une fois, il n’est pas possible d’entrer ici dans toutes les questions pratiques, traitées en détail dans la théorie du Civisme. Mais s’il fallait encore prouver que cette théorie est bien la solution d’avenir, que l’on se demande vers quoi tend un système monétaire au bord de l’implosion, dans lequel la monnaie ne se manipule plus que par des cartes qui lui ôtent toute réalité, sinon vers un système où la monnaie n’existera plus, même de manière virtuelle, parce que les cartes serviront à vérifier une autre information, une information non mesurable, la citoyenneté en l’occurrence. Les cartes civiques et la logique sociale qui va avec seront, sans conteste, l’évolution révolutionnaire des cartes de crédit et de la logique monétaire.

Voilà le projet, dans ses grandes lignes. C’est le projet clair, cohérent, radical et inattaquable que doivent porter et par lequel doivent s’unir tous les défenseurs de la nation. C’est du moins le projet qu’ils doivent ambitionner pour le futur et prendre comme boussole dans le présent. Il implique, évidemment, de réviser voire d’abandonner certains discours, qui, on le devine, sont influencés par Largent ou biaisés par lui. Et le premier discours à rafraîchir est celui qui concerne l’Égalité, Principe fondamental de l’ordre social, sur laquelle l’opinion de ceux qui la prônent est aussi absurde que celle de ceux qui la rejettent. Ce long préambule avait pour objet de mettre tout le monde d’accord en montrant ce qu’elle doit être, et comment il est possible qu’elle soit. Je vais maintenant indiquer, comme je l’ai fait pour Largent, les notions qui en découlent.

L’ÉGALITÉ

Il n’y a qu’une Égalité, l’égalité sociale, l’égalité en devoirs et en droits entre citoyens. Il s’ensuit que l’Égalité bien comprise, outre qu’elle suppose un système non-monétaire, inégalitaire par nature, va de pair avec les notions de :

> Cité, peuple, nation, patrie
> Patriotisme
> Souveraineté du peuple (démocratie)
> Souveraineté nationale (indépendance)
> Respect des peuples, non-ingérence

Reprenons point par point.

Cité, peuple, nation, patrie. S’il n’y a d’Égalité qu’entre citoyens, elle ne peut exister que dans le cadre d’une cité, d’une société, formée par lesdits citoyens. On peut dire la même chose et des devoirs, qui n’existent que dans la réciprocité et entre individus étant de facto concitoyens, et des droits, qui n’existent que s’ils sont générés par des devoirs. Il n’y a pas plus de devoirs hors Égalité que de droits hors société. Or qu’est-ce que la société, la cité, sinon un peuple, une nation, une patrie ?

Patriotisme. Si l’Égalité implique l’idée de patrie, elle inspire fatalement le patriotisme, c’est-à-dire l’amour des siens, la volonté de les défendre. Ce sentiment ne peut jamais être aussi fort que parmi des égaux, remplissant les mêmes devoirs les uns envers les autres et jouissant des mêmes droits. Il n’en a d’ailleurs pas encore été question, mais le tout premier devoir du citoyen est de défendre la cité et ses concitoyens, car c’est ainsi que la société procure à ses membres la sécurité qui est sa raison d’être. L’Égalité est donc intrinsèquement patriotique. A l’inverse, le patriotisme inégalitaire est un non-sens. On n’aime pas les siens quand on les voue, par calcul ou par bêtise, à l’exploitation et à l’oppression qui sont le lot de la majorité dans l’inégalité.

Souveraineté du peuple (démocratie). Si l’inégalité induit une forme d’oligarchie, l’Égalité, elle, amène et garantit la démocratie par la force des choses. Des citoyens égaux ne connaissent pas de maîtres et ne reçoivent de lois que d’eux-mêmes. C’est cela la souveraineté du peuple. Non qu’il n’y ait pas de chefs, d’intermédiaires ou de hiérarchie dans les fonctions, mais rien de ce qui engage le peuple ne peut être fait sans qu’il ait d’une manière ou d’une autre le dernier mot.

Souveraineté nationale (indépendance). L’Égalité concerne des citoyens qui, par l’acquittement des devoirs et la jouissance des droits du citoyen — sans même parler du territoire, de l’histoire, des traditions et des lois —, ont conscience de former une cité, distincte du reste de l’humanité, malgré les relations qu’ils ont nécessairement avec des étrangers, dans ou hors de la cité. Les citoyens se conçoivent comme une nation indépendante et souveraine, dont les intérêts ne peuvent et ne doivent être gérés que par eux.

Respect des peuples, non-ingérence. Les raisons qui portent les citoyens à dénier à toute puissance étrangère le droit de s’ingérer dans leurs affaires, donc à proclamer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à être seuls maîtres chez eux, les inclinent à reconnaître ces mêmes droits aux autres peuples. Le principe de non-ingérence découle de l’Égalité et n’est jamais violé que par calcul, sous couvert de sophismes.  

Toutes ces notions puisent leur source dans l’Égalité. Ceux qui les adoptent sans aller jusqu’à prôner l’Égalité elle-même le font donc par instinct. Mais quel instinct ? Celui d’hommes. Or les hommes sont de nature sociable ; ils savent, au plus profond d’eux-mêmes, que l’Égalité est le principe de l’ordre social. Mais le système monétaire, dans lequel la véritable Égalité est impossible, leur commande de la renier ou de la travestir. En réalité, tous continuent d’y aspirer, mais sans plus savoir ni en quoi elle consiste vraiment, ni a fortiori comment l’atteindre. Chacun espère malgré tout l’approcher en empruntant des chemins différents qui, tous, au final, ramènent à Largent.

LA CITÉ

Ce qui a été dit jusqu’à présent éclaire déjà beaucoup. Mais les hommes sont comme Saint Thomas ; il leur faut toucher du doigt. J’ai développé les Principes dans les grandes lignes et renvoyé, pour les questions pratiques, à la lecture de la théorie du Civisme. Mais peu iront lire et resteraient incrédules si je n’apportais certaines informations importantes, concernant le fonctionnement de la cité, que je n’ai pu glisser dans mon exposé.

L’Égalité n’est pas l’ennemie de la Liberté ; elle en est la mère. On a vu que, d’après le Principe d’Égalité, tous les citoyens doivent jouir du droit d’accéder librement au marché, cette liberté n’étant bornée que par la nature des choses et éventuellement par la loi (formée de manière démocratique). Combien, dans le système monétaire, ont une telle liberté ? Comment la liberté pourrait-elle être plus étendue ? Les citoyens seraient libres de consommer autant qu’il est possible de l’être. La conséquence directe serait une situation permanente de plein emploi, puisque la Demande, en théorie illimitée, seriat fatalement supérieure à l’Offre, réelle et limitée. On pourrait objecter qu’une partie importante des produits provient de l’étranger. Cela est vrai aujourd’hui. Mais outre que toutes les productions ne sont pas délocalisables, les entreprises auraient intérêt, si ce n’est le devoir, de relocaliser, puisque le coût du travail serait nul dans la cité, financièrement parlant — ce qui, au passage, rendrait également inutile de recourir à une main d’œuvre immigrée (la question des salaires ne se posant plus) et absurde, ou ouvertement criminel, d’encourager l’immigration. Certains se demanderont encore pourquoi les citoyens, libres d’accéder au marché, travailleraient. C’est oublier que la citoyenneté s’obtiendrait et se conserverait en participant à la vie de la cité. Les citoyens auraient le droit de consommer parce qu’ils seraient aussi les producteurs. Et, comme on le voit, dans la cité, ce n’est pas le travail qui manquerait. Mais pourquoi feraient-ils bien leur travail ? Parce qu’il ne suffirait pas, aux yeux de la cité, de faire quelque chose, il faudait faire « ce qu’elle considère comme une participation », c’est-à-dire ce qu’elle exige ; c’est elle qui fixerait les règles. Autrement dit, les entreprises, individuelles ou collectives, auraient des résultats à atteindre, en terme de clients, pour que leur activité soit reconnue et la citoyenneté de leurs employés validée (je schématise), et s’exposeraient à des sanctions (sanctions collectives, touchant tous les employés) pouvant aller jusqu’à la liquidation si elles ne les atteignent pas. Première raison pour elles de faire ce qu’elles sont censées faire. Par ailleurs, les entreprises serient en concurrence, face à des citoyens libres de consommer et désirant généralement le meilleur. Elles devraient donc offrir en permanence de bons produits, ce qui signifierait produire correctement, avoir un personnel consciencieux, innover sans cesse, ce qui, dans tous les cas, leur interdirait de se reposer sur leurs lauriers. Quoiqu’elles remplissent une mission publique (approvisionner le marché de la cité), la gestion de leur activité et de leur personnel leur appartiendrait, condition pour qu’elles soient responsables devant la cité. Elles seraient libres d’embaucher comme de licencier. La création d’entreprise elle-même serait libre, dans le cadre des lois, bien sûr. Bref… Le Civisme n’est pas du tout du communisme, comme l’invocation de l’Égalité pourrait le faire croire de prime abord ; ce n’est pas du capitalisme d’état, mais du libéralisme sans capitalisme.

Une question qui revient souvent et semble soulever un problème insurmontable est celle des échanges entre une société qui aurait renoncé à la monnaie et les autres pays restés monétaires. La réponse est simple dans son principe. La cité produirait ; la cité exporterait et vendrait ses produits ; la cité aurait un budget avec lequel elle règlerait ses importations. Que les entreprises de la cité exportent de leur propre volonté (pour avoir des clients et non pour faire de l’argent dont elles n’ont pas besoin) ou à sa demande (sans inconvénients pour elles et leurs employés), l’essentiel des bénéfices entrerait dans le trésor national. (La cité aurait aussi la possibilité de faire du troc, matières premières contre produits finis.) La cité serait d’ailleurs redoutable sur le plan international. Une économie solide et dynamique, une production de la meilleure qualité qui soit, des produits quasi gratuits si l’on veut : personne ne pourrait rivaliser, à moins d’adopter son modèle. La cité aurait les moyens d’importer. Il faudrait bien sûr mettre en place des structures et des procédures pour qu’entreprises et particuliers puissent commander des produits étrangers, soit directement, soit en passant par des centrales, mais, si ces détails sont complexes, ils ne présentent aucune impossibilité. Il en est de même pour la circulation des personnes, que ce soit des citoyens à l’étranger ou des étrangers dans la cité, qui serait financée d’une manière ou d’une autre par leurs États respectifs suivant des conventions.

Enfin, un point essentiel. Il n’a été question, jusqu’ici, que de « citoyens ». Mais il faut savoir que le Civisme distingue la citoyenneté de la nationalité. La citoyenneté serait le statut général des individus qui feraient partie de la cité au sens large, qui rempliraient des devoirs sur le plan économique ou social, et jouissent des droits économiques et sociaux. La nationalité serait un statut supplémentaire et facultatif, qui exigerait de satisfaire des critères (notamment identitaires), qui s’obtiendrait en remplissant volontairement des devoirs particuliers, notamment un service national (contribuant à la défense de la nation), et qui confèrerait les droits politiques. Les exigences pour obtenir et conserver la nationalité auraient pour but d’assurer autant que possible la cité de l’attachement et de la fidélité des citoyens à son égard, car les droits politiques seraient bien plus étendus qu’aujourd’hui (démocratie oblige !) et devraient être l’apanage des citoyens ayant à cœur de défendre son existence et ses intérêts. Les citoyens nationaux formeraient le corps politique, la cité au sens strict, la nation. Les droits particuliers dont ils jouiraient pour avoir volontairement consenti à des devoirs particuliers n’entreraient pas dans la balance de l’Égalité. Les citoyens ordinaires ne pourraient prétendre aux droits qui récompensent les devoirs qu’ils auraient déclinés en connaissance de cause ; ils pourraient d’autant moins prétendre au droit de cité que le fait de ne pas avoir la nationalité témoignerait de leur indifférence ou de leur hostilité à égard l’égard de la cité : juste retour des choses. Ainsi, la nationalité, pas plus que la citoyenneté, ne s’hériteraient ; elle se mériteraient.

S’il en est autrement aujourd’hui, si les deux notions sont confondues, c’est parce que, dans un système monétaire, elles sont insipides séparément. La citoyenneté seule ne peut pas exister, sauf à n’avoir ouvertement aucun sens, puisque les droits qu’elle devrait conférer ne sont pas garantis par la société mais passent par la monnaie qu’il appartient à chacun de gagner. La nationalité, elle, confère bien les droits politiques, mais des droits si dérisoires qu’il n’a jamais paru utile de les assujettir à des devoirs, de sorte qu’elle peut être accordée sur de vagues critères d’appartenance communautaire signifiant à peine plus que la présence sur le territoire. Ainsi, le mot creux de « citoyenneté » a pu aisément être confondu avec celui de « nationalité » qui ne veut rien dire ou presque. Toutefois le peu de droits politiques que cette « nationalité-citoyenneté » confère justifie de ne pas accorder ce statut bâtard aux immigrés (du moins tant qu’ils ne sont pas naturalisés), auxquels est donc également refusé le statut de citoyen qu’ils méritent peut-être (et qu’ils mériteraient dans la cité qui maîtriserait l’immigration et ne regarderait comme immigrés que des travailleurs.) Les suppôts du capital cherchent à rectifier cette incohérence, non pas en redonnant du sens à la nationalité, mais en essayant d’étendre le droit de cité à tout le monde au nom des « droits de l’homme ». Et que peuvent leur opposer les patriotes s’ils pataugent eux-mêmes dans le système monétaire qui les condamne à composer avec la monnaie et à dénaturer les Principes ?

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LES ATOUTS

Largent (qui est une croyance) nous plonge dans un marasme intellectuel et nous prive autant des mots pour le mesurer que des concepts pour nous en arracher, puisque les uns et les autres intègrent ses contraintes. Ce sont tous ces verrous que le Civisme fait sauter. En envisageant un système non-monétaire réaliste, axé autour de l’Égalité bien comprise, totalement affranchi de Largent, il découvre un « monde » nouveau et de nouveaux concepts que les anciens mots ne peuvent exprimer à moins d’être dépoussiérés et redéfinis. Ce faisant, il révèle, par contraste, toutes les absurdités du monde actuel, toutes les faiblesses conceptuelles, toutes les soumissions à Largent. Il rencontre donc deux difficultés : la première qui est de se faire comprendre, la deuxième qui est d’être compris. Une fois levée la première difficulté, qui consiste à faire comprendre le sens des mots dans le cadre de la cité, ce qui exige d’exposer longuement le système pour en montrer la cohérence, reste la seconde qui réside dans l’attachement des hommes à leurs préjugés, dans leur incapacité à admettre leur ignorance ou leurs erreurs, et dans leur peur de l’inconnu. Le Civisme, qui brise le plus grand tabou, qui demande la plus grande audace, ne se heurte pas à la raison mais à des réactions irrationnelles. Qui pestait contre Largent roi vole à son secours quand il est question de le renverser ! Qui prônait l’Égalité lui tourne le dos quand il s’agit de l’instaurer ! O vanas hominum mentes, o pectora cæca ! 

Je connais les différentes réactions que suscite le Civisme chez ceux qui le découvrent. Qu’ils soient intéressés, narquois ou sourds, de nombreuses explications sont nécessaires dans tous les cas, que ce soit pour devancer les questions ou y répondre. Il est impossible de se contenter de trois mots avec des gens qui n’en connaissent pas le sens et ne peuvent pas le deviner, même s’ils le croient. Et c’est l’exercice auquel je viens de me livrer pour pouvoir en arriver enfin à mon véritable propos.

Je propose à tous ceux qui se disent patriotes, nationalistes, souverainistes, populistes, identitaires, etc., à tous ceux qui composent le camp national, face aux capitalo-mondialistes, d’adopter le Civisme comme projet et grille de lecture, et ainsi de s’unir autour de cette théorie révolutionnaire, synthèse de toutes les aspirations légitimes, ayant le sens des priorités, le sens du devoir et, tout simplement, du bon sens. J’en ai posé les principes ; je vais maintenant en montrer les avantages et l’absolue nécessité pour le camp national.

Unité. Le Civisme ne procède pas d’une culture, d’une tradition, d’une sensibilité, mais d’un Principe, l’Égalité, dont toutes les conséquences sont tirées avec une logique implacable. Il ne varie pas au gré du temps et des humeurs ; il est un absolu invariable, attaquable mais invincible ; c’est un roc. Comme on a pu le constater, et comme la lecture de la théorie le confirmerait, il va plus loin que tous les courants politiques, dans les domaines que ceux-ci considèrent comme leurs monopoles respectifs et dont ils se croient les champions ; il est plus radical qu’eux tous réunis, que ce soit sur le terrain de l’anticapitalisme, du libéralisme, du patriotisme, de la démocratie, de la souveraineté, de l’identité, de la subsidiarité, de l’immigration, de la justice sociale, de l’innovation technologique, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, du respect des femmes, de la paix des familles, de la préservation du patrimoine, de la défense de l’environnement, de l’épanouissement personnelle, de la fraternité entre les peuples, etc. C’est sans fin. La raison est simple : il est affranchi Largent ; il vogue vers des horizons nouveaux quand les autres n’ont pas rompu les amarres et sont coincés au port. Tout ce qu’il propose serait en effet insensé, utopique et démagogique dans le cadre du système monétaire, mais devient naturel, souhaitable et faisable dans un système non-monétaire. A l’inverse, aussi mesurées que soient les ambitions des autres, elles n’en sont pas moins réduites à des vœux pieux par Largent. A quoi tous leurs efforts, tous leurs beaux discours nous ont-ils conduit ? Au triomphe de Largent. Précisément. Ha ! ils dénoncent « l’argent roi » ! Mais quand envisageront-ils de l’exécuter ? Quand comprendront-ils que Largent existe grâce à nous et que son existence atteste notre soumission ; que Largent ne peut exister sans régner ; qu’il doit donc régner ou mourir ; que nous devons donc le tuer de nos propres mains ? Ils n’échouent pas depuis toujours en raison d’erreurs de stratégie, de communication ou autre peccadille ; ils ont toujours échoué parce qu’ils n’ont jamais fait la guerre au véritable ennemi. Pire ! En ne s’attaquant pas à Largent lui-même, ils en sont les victimes mais aussi les complices. Cela peut continuer encore longtemps ou s’arrêter aujourd’hui, là, maintenant. Plus personne n’a l’excuse d’ignorer ce qu’est Largent, pourquoi il règne et comment l’abattre. Plus personne n’a même l’excuse d’être impuissant et d’entretenir des divisions stériles, suicidaires et criminelles. Le Civisme permet à tous de réaliser leur vœux le plus cher ; il peut unir tous les patriotes, tous les Français, pour peu que ceux-ci mettent de côté leur ego, qu’ils aient plus à cœur de sauver la France que ménager leurs préjugés et protéger leurs « boutiques » — jusqu’à ce que tout soit perdu et eux avec.

« Celui dont les troupes sont unies autour d’un objectif commun sera victorieux. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, III. 27)

Cohérence et clarté. Le Civisme a l’avantage de reposer sur des Principes justes et irréfragables, de fixer une ligne claire, de proposer des solutions inédites, mais simples et réalisables, d’ouvrir des perspectives incroyables, de fournir une grille de lecture du passé et du présent pertinente, bref de « tenir la route » de bout en bout. C’est un vrai projet de société, appuyé sur une philosophie, pas une accumulation de mesures. C’est une doctrine implacable, une idéologie de combat, la seule redoutable pour le capitalisme, la seule capable de le vaincre, la seule qui le défie. En ralliant les patriotes sans concession, en formant le camp de l’Égalité et de la nation, elle forme du même coup, et malgré lui, celui de Largent et du mondialisme qui, jusque-là, s’enveloppait de brouillard. Ainsi, qui s’y oppose, pour quelque raison que ce soit, se déclare lui-même et est aussitôt identifié, à juste tire et malgré ses protestations, comme un défenseur du système monétaire et de Largent, donc comme un partisan ou un agent du capitalisme et du mondialisme.

« Dans les temps anciens les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis ils attendaient que l’ennemi soit vulnérable. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, IV. 1)

Mieux encore ! Égalité et Liberté sont le logiciel français. Le Civisme est en adéquation avec la France ; il répond à ses aspirations profondes. Il est la théorie, la doctrine française par excellence, l’idéologie qui seule pourra ranimer le peuple français et lui insuffler un enthousiasme irrésistible, grâce auquel il accomplira une fois de plus « l’impossible » et redeviendra le plus grand peuple du monde. Oui, Égalité et Liberté sont aujourd’hui tronquées et prônées séparément par des charlatans à coup de sophismes ! Oui, l’une et l’autre ont des défenseurs pathétiques, réduits à se mentir à eux-mêmes pour combattre les mensonges de ceux d’en face. Mais tous ces bas-de-plafond ont le même plafond : Largent. Tous piétinent dans les limites du système monétaire et produisent une bouillie qui laisse chacun sur sa faim et ne donnera jamais à personne l’énergie de vaincre l’ennemi devant lequel ils ont capitulé sans même en avoir conscience. Ils perdent parce qu’ils s’interdisent la victoire.

« Celui qui n’a pas clairement conscience de ses objectifs ne sait pas riposter à l’ennemi. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, III, 23)

Le grand inconvénient du Civisme est d’être révolutionnaire. Il révolutionne tous les concepts, renverse toutes les idées reçues, froisse tous les amours-propres, gêne tous les intérêts mesquins. Il devrait tout emporter par la raison, mais il s’adresse à des gens hypnotisés par Largent. Il n’a aucune base dans l’opinion et prend tout le monde à contre-poil. Un jour ses slogans feront mouche ; en attendant, il exige des trésors de pédagogie. Il peut toucher des individus, des lecteurs, mais pas séduire d’emblée les masses, ne serait-ce que parce qu’elles en ignorent l’existence. Les médias du système n’en feront d’ailleurs jamais la promotion. Il faut donc que ceux qui le découvrent le propagent et provoquent un effet boule de neige. Plus il sera répandu, moins il sera marginal, moins il paraîtra chimérique, moins y adhérer exigera de courage intellectuel, plus il se répandra. Mais ce processus est lent. L’idéal serait qu’une impulsion vienne d’en haut et confère au Civisme une autorité morale. Il faut espérer que les leaders, les penseurs, les figures, les porte-voix du camp national, las d’échouer, et vue l’urgence de la situation, lui prêtent l’oreille, en reconnaissent les vertus et l’adoptent personnellement, non pour prôner ouvertement et du jour au lendemain la sortie du système monétaire et l’instauration de la cité, mais pour qu’il y ait entre eux une unité de pensée, que tous visent au même but pour la France et que, par suite, tous aperçoivent et suivent le chemin qui y conduit. Quelles que soient les raisons des uns et des autres d’y adhérer, ils disposeraient de la même boussole, tiendraient le même cap, produiraient les mêmes analyses, parviendraient aux mêmes conclusion et prescriraient les mêmes solutions pour franchir les étapes. Ils pousseraient tous dans le même sens. Leur division n’y résisterait pas.

« La confusion dans l’armée aboutit à la victoire de l’adversaire. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, III. 23)

Vérité. Le Civisme défend la nation, la cité, parce que sans elle point de droits, point de démocratie, point d’indépendance. C’est une théorie éminemment patriotique. Selon les pseudo critères politiques actuels, elle est donc d’« extrême droite ». Si on ajoute qu’elle est éminemment sociale et nationale, n’en doutons plus, c’est une doctrine « nazie » ! Mais c’est oublier que l’indépendance, la démocratie et la nation sont des corollaires de la cité, de la citoyenneté et de l’Égalité ; que l’Égalité, dont le Civisme n’est que l’extension, est un principe éminemment « de gauche » ; que le terme même de « gauche » vient de la Révolution française qui s’est faite au cri de « Vive la Nation ! » ; que les pères fondateurs de la gauche d’alors étaient les champions de la Liberté, de l’Égalité et de la patrie (« Peuple, souviens-toi que si, dans la République, la justice ne règne pas avec un empire absolu, et si ce mot ne signifie pas l’amour de l’égalité et de la patrie, la liberté n’est qu’un vain nom. » Robespierre, Convention, 8 thermidor an II, deux jours avant son exécution.) ; qu’ils ont échoué, en dépit de leurs bonnes intentions, parce que leurs concepts avaient les limites techniques de leur temps, parce qu’ils ne pouvaient ni remettre en cause le système monétaire ni empêcher l’avènement de Largent. L’Égalité et le patriotisme sont historiquement et intrinsèquement de « gauche », et le Civisme, qui défend les Principes de l’ordre social à l’état pur, est la « gauche absolue ». Il s’ensuit que tout ce qui s’en éloigne est plus ou moins de « droite » et que ce qui n’a rien de commun avec lui est « d’extrême droite ». Ainsi, quand aucun parti ne remet en cause le système monétaire et ne cherche à instaurer l’Égalité bien comprise, aucun n’est absolument de « gauche ». Le parti le plus à « gauche » est alors celui qui, par défaut, lutte pour moins d’inégalités financières et défend d’instinct les notions consubstantielles à l’Égalité : nation, patriotisme, démocratie, indépendance, non-ingérence, toutes choses présentées par la « gauche actuelle » comme « d’extrême droite ». Le Civisme permet ainsi de saisir la vraie nature des partis au-delà des étiquettes qu’ils se donnent ou qu’ils reçoivent et d’appréhender différemment l’échiquier politique. Il invite même patriotes et nationalistes à se revendiquer de « gauche » et à ne plus se laisser diffamer par la « gaucherie » qui, pour renverser les rôles et se donner le beau, leur colle l’étiquette infamante « d’extrême droite ». Les patriotes ne sont pas plus « d’extrême droite » que les traîtres à leur peuple ne peuvent être de « gauche ». Selon le Civisme, les marqueurs de « droite » sont : le capitalisme décomplexé, le sans-fontiérisme (universalisme, mondialisme), l’individualisme,  l’anti-populisme, l’européisme, l’ingérence. Ne peuvent donc se réclamer de « gauche » les « anticapitalistes sans-fontiéristes » qui, non contents de ne pas même dénoncer Largent, marchent main dans la main avec les capitalo-mondialistes ; les « droits de l’hommistes » qui ne donnent un visage humain au capitalisme que pour mieux détruire la cité et l’état de droit ; les « antiracistes » qui couvrent de moraline l’immigration massive voulue par le grand capital pour briser les luttes sociales, fausser le jeu démocratique et détruire la nation ; les « égalitaristes » qui font une fausse application de l’Égalité par vraie soumission au capitalisme ; etc. Le Civisme tantôt défend mieux qu’eux les principes dont ils se réclament pour mieux les souiller, tantôt dévoile leurs impostures. Il appelle donc à ne plus s’en laisser conter, à ne plus laisser aux traîtres à la nation et à son histoire l’initiative du vocabulaire et des étiquettes, à ne plus les laisser déployer leur stratégie, à ne plus être dans une posture défensive mais, au contraire, à passer à l’offensive, en commençant par se réapproprier les mots et à dire à chacun, amis et ennemis, ses quatre vérités. 

« Ce qui est de la plus haute importance dans la guerre, c’est de s’attaquer à la stratégie de l’ennemi. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, III. 4)

Pour être plus précis sur les sujets pressants, le Civisme est anti-Europe et anti-immigration au nom de l’Égalité bien comprise, qui contient la notion de nation, et de la Révolution, qui se fera pour et par la nation. La prochaine révolution française, pour l’Égalité, contre Largent, ne se fera pas sans France et sans Français. Le Civisme ajoute donc aux motifs ordinaires et légitimes d’hostilité envers l’Europe et l’immigration, des raisons supérieures et imposantes de l’être, qui ne sont plus exposées aux accusations grotesques et le plus souvent infondées de « racisme » et de « xénophobie », ou qu’il peut du moins aisément balayer en montrant la bêtise et la mauvaise foi des accusateurs. Ces accusations sont nécessairement proférées soit par des capitalistes convaincus soit par des anticapitalistes de pacotille qui se pensent néanmoins comme des anticapistalistes. Or il est aisé de montrer que les capitalistes, qui sont les satellites de Largent et les ennemis de l’Égalité, n’ont que faire des peuples, tant des autres que du leur, qu’ils ne voient le monde et les hommes que comme des ressources pour leur profit personnel, et n’invoquent la xénophobie et le racisme contre les révolutionnaires que pour faire oublier leur mépris de l’humanité et achever la destruction de la France afin d’empêcher la révolution. Quant aux anticapitalistes, qui se targuent d’être « antifascistes » et « antiracistes », ils sont d’évidence moins anticapitalistes que les partisans du Civisme (appelés « Patriciens »), mais tout aussi immigrationnistes que les capitalistes ; ils se donnent des airs de révolutionnaires alors qu’ils ne maîtrisent visiblement pas le B. A.-Ba de la révolution. Ce sont des malades qui prétendent enseigner la médecine et qui, ce faisant, rejettent le remède pour perpétuer bon gré mal gré le capitalisme. Le Civisme fait tomber sans effort le masque des uns et des autres.

« Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi, de lui. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, IV. 2)

Initiative. Enfin, et c’est le point le plus essentiel, le Civisme suit d’un pas ferme sa propre route. Il a un but clair, l’Égalité, parce qu’il a clairement identifié l’ennemi, Largent. Il ne se laisse plus piéger. Il ne lutte pas sur le terrain du capitalisme, mais sur le sien, celui des Principes. Au lieu de se débattre dans les contradictions imposées par le système monétaire et inégalitaire à ceux qui veulent le bien du peuple (l’Égalité en dernière analyse), c’est lui qui mettrait les capitalistes face aux leurs. Quand il soutient la logique sociale, eux soutiendraient la logique monétaire. Quand il invoque les Principes pour défendre le peuple, eux invoqueraient les impératifs financiers pour rester dans le système dont le Civisme indique comment il est possible et pourquoi il est nécessaire de sortir. Quand il dénonce l’immigration comme génocidaire et contre-révolutionnaire, eux la justifieraient au nom des « droits de l’homme » qui sont notoirement le masque du capitalisme et des traîtres congénitaux. Quand il appelle tous les citoyens à l’Égalité et à la Liberté, eux voudraient le maintien des inégalités, au nom de Largent, et voueraient ouvertement la plupart de leurs « concitoyens » au mépris, à l’exploitation et à la misère. Quand il résout tous les problèmes, eux proposeraient de s’y résigner pour ménager une poignée de profiteurs. En fin de compte, il sauterait aux yeux de tous que les capitalistes tournent en rond, qu’ils défendent Largent au nom de Largent et de quelques intérêts privés, et que leur position est indéfendable moralement. Poussés ainsi dans leurs retranchements, ils ne pourraient plus parer les coups avec leurs sophismes éventés ; ils en seraient réduits à recourir au cynisme qui ne fait pas recette auprès du peuple. Et sans le peuple, ils ne seraient plus rien, malgré leurs milliards. Alors, tout deviendrait possible. Le camp national, après avoir repris l’initiative, grâce au Civisme, après avoir usé l’ennemi et conquis le peuple, pourrait passer à l’offensive et vaincre à coup sûr.

Mais aujourd’hui, la configuration est inverse. Nous sommes dans un Monopoly grandeur nature. Personne n’envisage sérieusement de jouer à autre chose. Les capitalistes ont le vent dans le dos ; ils n’ont qu’à se laisser porter par Largent où Largent nous mène : à la destruction. Le camp national — qui n’est ni vraiment un camp, puisqu’il est divisé, ni vraiment national, puisqu’il est composé de capitalistes qui s’ignorent — joue sur le terrain de l’ennemi, avec les cartes distribuées par lui. Chacune de ses composantes potentielles déplore les conséquences d’un système monétaire dont elle accepte la cause première et les lois intrinsèques. Les patriotes ne se battent pas ; ils protestent, ils gesticulent, ils s’enlisent dans leurs incohérences idéologiques générales et particulières, ils se noient dans leurs contradictions, ils étalent leur impuissance, ils tendent le bâton pour se faire battre ; ils résistent dans la maison d’un autre ; ils se barricadent dans leur cellule comme si cela pouvait aider à franchir les murs de la prison. Loin de remettre en question leurs lignes respectives, qui les ont menés de défaite en défaite, ils s’entêtent à tenir le même discours, à proposer pour demain la même chose qu’hier. Mais « on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ». Des idées en partie légitimes mais limitées, qui, de ce fait, n’ont jamais séduit massivement le peuple, ne le séduiront jamais. Pour l’emporter, il faut du neuf et du fulgurant.

« Ceux qui sont experts dans l’art militaire font venir l’ennemi sur le champ de bataille et ne s’y laisse pas emmener par lui. » (Sun Tzu, L’art de la guerre, VI. 2)

Voilà ! Tout est dit.

 

CONCLUSION

Face à l’anéantissement en cours de leur patrie, les patriotes n’ont pas le droit de baisser les bras. Mais, pour sauver la France, ils auront besoin de bien plus que des incantations. Ils devront faire mieux, beaucoup mieux, que ce qu’ils ont fait jusqu’à présent. Et ils le peuvent. Ils disposent maintenant d’une théorie qui corrige les erreurs des uns et des autres, comble leurs lacunes et surarme leurs bonnes intuitions. Il leur fallait pour le XXIe siècle un projet et une idéologie du XXIe siècle, un projet irréprochable sur le plan des Principes et réaliste d’un point de vue pratique ; ils l’ont. Ils avaient besoin d’un point de ralliement pour concentrer leurs forces ; ils l’ont. Ils espéraient un prodige ; il se nomme « Civisme ».

La Révolution à faire est précisément celle à laquelle on n’a pas encore pensé, sans quoi elle serait déjà faite. Les patriotes ont toujours regardé le capitalisme comme l’ennemi. Chacun le voyait comme une hydre à mille têtes et, ne pouvant faire face à toutes, focalisaient sur telle ou telle. D’où les divisions et l’impuissance. Le Civisme, lui, enseigne que le capitalisme n’est point une hydre, mais une pieuvre ; que s’il a des milliers de tentacules, il n’a qu’une seule tête : Largent. Et c’est à la tête qu’il propose de frapper, en indiquant comment.

Dénoncer Largent sérieusement conduit fatalement à vouloir sortir du système monétaire… Et sortir du système monétaire n'a aucun sens s'il s'agit de reproduire l'inégalité. Il n'y a donc qu'une alternative à Largent : l'Égalité, l'égalité des citoyens en devoirs et en droits, dont celui d’accéder librement au marché, droit qui ne passerait plus alors par la monnaie puisqu’il serait conféré directement par la citoyenneté. Quiconque ne parvient pas à cette conclusion préalable pense en capitaliste ; il ne peut rien contre le capitalisme qu’il dénonce et fera tout contre la révolution qu’il appelle de ses vœux.

Bien sûr que cette idée de s’attaquer à Largent et au système monétaire est sidérante ! Mais notre monde ne tourne-t-il pas autour de Largent ? Comment le changer sans remettre en cause son moteur ? Il ne peut pas y avoir de révolution sans révolution. La véritable utopie n’est pas de s’attaquer à Largent pour changer le "monde", mais de croire que l’on peut changer le "monde" sans s’attaquer à Largent.

C’est dans cette utopie que les hommes se complaisent tout en se lamentant. Largent les entraîne manifestement à leur perte, mais ils s’obstinent à regarder ailleurs. Les uns veulent plus de social, les autres plus de national ; tous feignent d’ignorer que le système monétaire est intrinsèquement inégalitaire et individualiste, donc antisocial et antinational... mais aussi antidémocratique et faussement libéral. En fait, Largent contrarie toutes leurs aspirations légitimes, parce qu’il a sa logique, et eux la leur, combinée à la sienne, prépondérante. Ils ne peuvent pas penser et agir au-delà de ce qu’il permet ; ils sont condamnés à courber l’échine ou à se briser les ailes.

Tous tendent au bien commun mais aucun ne voit que Largent leur barre la route, quelle qu’elle soit. Ils conçoivent l’unité dans le « chacun pour soi », et la communauté sans Égalité ! Les « nationalistes » doivent aller vers l’Égalité pour avoir enfin un discours national et anticapitaliste cohérent ; les « gauchistes » doivent aller vers la nation pour avoir enfin un discours social et anticapitaliste cohérent. Les uns doivent regarder leurs concitoyens comme leurs égaux ; les autres doivent arrêter de voir les étrangers comme leur priorité ; tous doivent comprendre que l’on ne peut faire échec au capitalisme qu’en anéantissant Largent, et que l’on ne peut anéantir ce dernier qu’au nom de l’Égalité bien comprise, c’est-à-dire de l’Égalité et de la Patrie. Il n’y a pas de milieu.

Social et le National, Égalité et Patrie, vont de pair. Négliger l’un ou l’autre, l’une ou l’autre, ce n’est pas marcher sur une seule jambe : c’est n’avoir qu’une jambe de bois. Réussir à combiner les deux, les quatre, est la condition pour bousculer les clivages, apporter un souffle nouveau et soulever l’enthousiasme. C’est la voie du Civisme. Si cette doctrine est incapable de réunir les Français, alors rien ne le peut, la France est perdue et eux avec.

Il y a urgence. L’union des patriotes est désormais une question de vie ou de mort. Je le dis donc avec franchise : tous ceux qui ne se rallient pas au Civisme, qui rechignent à anéantir Largent au nom de l’Égalité et de la Patrie, sont des idiots utiles du capitalisme, de faux amis du peuple et, pour le moins, des traîtres à la nation par lâcheté intellectuelle.

 

Ceux qui épargnent Largent périront par Largent.

 

Largent est un Tyran !
L’Égalité ou la Mort !

Vive la Révolution !
Vive la France !

Philippe Landeux
18 mai 2017

Lien vers la théorie du Civisme (PDF gratuit)

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