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vendredi, 15 avril 2011

IMMIGRATIONNISME, ECOLOGISME, EUROPEISME

IDEOLOGIES DE GAUCHE ?

L’immigrationnisme est une monstruosité de droite, du grand patronat, la cause est entendue. Mais comment la « gauche » a-t-elle pu s’y convertir et commettre ainsi une double hérésie, d’un côté en singeant les patrons, de l’autre en abandonnant le peuple français ?

Pour le comprendre, il faut se souvenir que la vraie gauche est progressiste, que l’Egalité est son ambition suprême, que Largent l’empêche de l’atteindre et que, pourtant, aucun parti de gauche n’a jamais désigné Largent comme l’ennemi et proposé les moyens à la fois de l’abattre et d’instaurer l’Egalité. Aucun parti de gauche n’a donc jamais été réellement anti-capitaliste ; aucun n’est même réellement libéral puisqu’il ne peut exister, sous le capitalisme, que du capitalo-libéralisme. Néanmoins, le système monétaire n’empêche pas quelques progrès dans certains domaines. Il a donc été possible d’être de gauche sans être fondamentalement égalitaire tant que des progrès furent possibles. Mais il arrive un moment où tous les progrès possibles sous Largent sont réalisés, tout nouveau progrès impliquant de s’attaquer à Largent lui-même et à ses lois. C’est ce qui se produisit au tournant des années 1980. La gauche, inconsciemment capitaliste, ne put franchir le cap et fut dès lors condamnée à reculer, à stagner ou à donner l’impression d’avancer en sombrant dans la démagogie.

Pour sauver la face et les places des éléphants, elle qui n’avait jamais été de gauche que de manière illusoire mit un point d’honneur à paraître encore progressiste. Ne pouvant plus rien faire pour les Français et étant vouée à perdre leur confiance, elle s’en détourna et porta son attention sur les immigrés qui, à la fois exploités en France et originaires de pays moins développés, pouvaient seuls voir en elle la promesse d’un progrès. Les immigrés devinrent pour elle le nouvel opprimé à défendre, le futur électeur à engranger, sa planche de salut. Plus il y en avait, mieux c’était pour elle. Mais pour pouvoir favoriser l’immigration (à l’instar du grand patronat), elle dut persuader les Français qui n’avaient rien à y gagner, bien au contraire, que l’immigrationnisme est un devoir moral, un combat « de gauche », le summum de l’humanisme et de la générosité. Et elle y parvint. Elle réussit à convaincre nombre de Français que se soucier de leurs intérêts est égoïste, qu’être patriote est réactionnaire, fasciste, raciste, nauséabond et que, pour être des hommes bons et respectables, ils devaient se battre exclusivement pour l’autre, ne songer qu’aux immigrés, s’effacer devant eux et s’auto-anéantir. Elle renversa ainsi toutes les idées, se coupa de la réalité et perdit toute raison et toute mesure, tout sens des priorités et des proportions.

La passion soudaine de ce que j'appelle désormais « la gaucherie » pour l’écologie répond au même besoin que précédemment : amener les Français à se passionner pour des objets étrangers, à s’investir tout entiers dans des causes auxquelles ils n’ont aucun intérêt, à ne plus se battre pour eux-mêmes, à se désintéresser de leur propre cause, à dépérir sans réagir, à s’autodétruire, à trahir leur peuple et leur pays, à cautionner un chaos social d’un nouveau genre et à croire que c’est en cela que consiste « être de gauche ». L’écologisme — à ne pas confondre avec un réel souci de l’écologie — est apparu après l’immigrationnisme qui, lui, rapporte des électeurs d’origine étrangère sonnants et trébuchants. Avec lui, la gaucherie a touché le jack pot.  L’intérêt de l’écologisme est plus subtil ; c’est de contribuer à lobotomiser davantage les Français pour leur faire avaler les salades immigrationnistes et euro-mondialistes. C’est la cerise sur le gâteau. Bien sûr, dans les deux cas, ces idéologies se sont forgées ou ont été introduites progressivement. Elles ont d’abord semblé raisonnables avant de verser de plus en plus dans l’outrance.

L’européisme a la même fonction et le même intérêt que l’écologisme à la différence qu’il n’a, lui, aucun objet, qu’il est une pure abstraction. C’est la perfection du génie infernal ! L’Europe vendue aux peuples est une belle idée avec laquelle l’Europe réelle n’a aucun rapport. Elle ruine, elle étouffe, elle détruit, elle nie les nations, elle n’apporte rien, elle ne protège de rien, elle est anti-démocratique et ultra-capitaliste : elle ne sert que de monture aux chevaliers de l’ordre mondial et de Largent. Voilà ce que la gaucherie (ouvertement main dans la main avec la droite capitalo-libérale mondialiste) a osé présenter, une fois de plus, une fois de trop, comme un projet « de gauche » ! Heureusement, il semble que la supercherie soit éventée et que le rideau soit prêt d’être tiré.

 

Philippe Landeux


Extrait d'un texte à paraître : Droite, Gauche - Hier, aujourd'hui et demain

Commentaires

Je viens chez vous après une lecture de votre billet chez Riposte Laïque.
Le commentaire que je voulais vous adresser s'est perdu suite à lecture de l' affirmation que je reproduis ci-après :

"L'immigrationnisme est une monstruosité de droite, du grand patronat, la cause est entendue".
traduisons, voulez-vous :
"La libre circulation des individus est un DROIT de l'Homme hérité des Lumières est une grandeur de la gauche".

Je n'ai aucune intention maligne, mais militant socialiste pendant près de 20 ans (depuis 1974 !) et chrétien, je voudrais avec sympathie vous montrer que les idées ont tôt fait de se prêter aux diverses idéologies.
Mussolini n'état-il pas socialiste et Hitler national et socialiste !

Malgré tout, j'aime particulièrement les militants de RL parce qu'ils posent les bonnes questions malgré (ou grâce à leur voisinage identitaire). Votre combat est juste.

Écrit par : René de Sévérac | samedi, 23 avril 2011

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Quand je dis : "L'immigrationnisme est une monstruosité de droite, du grand patronat, la cause est entendue", je dis simplement que c'est le grand patronat qui a impulsé l'immigration massive et continue que nous connaissons depuis les années 1960.

Quand vous "traduisez" (je prends la chose au premier degré, mais peut-être faites vous de l'humour) : "La libre circulation des individus est un DROIT de l'Homme hérité des Lumières est une grandeur de la gauche" vous affirmez une chose sans rapport avec le sujet concret et fausse qui plus est. Il était inutile de préciser que vous avez été socialiste pendant 20 ans, on reconnaît bien la patte. Arrêtez de nous éblouir avec vos Lumières, jamais le droit de libre circulation des personnes n'a été proclamé, dans aucune déclaration (1789, 1793, 1795). La raison est simple : c'est que, quoi adeptes de la théorie des droits naturels, les hommes du XVIIIe siècle n'étaient pas complètement à la masse, ils n'ignoraient pas que les peuples existent, que c'est en tant que citoyens qu'un individu a des droits, et plaçaient l'intérêt général au dessus des intérêts particuliers, de sorte que même s'ils avaient reconnu aux hommes le droit de circuler ils l'auraient borné, ils n'auraient pas admis que cette liberté individuelle puisse nuire à l'intérêt de la société .

La libre circulation des personnes n'a jamais été une obsession des Lumières et des révolutionnaire. Elle n'est pas hérité des lumières. Elle n'est en rien de gauche. Elle sort à coup sûr des ateliers idéologiques trotskistes.

Enfin, je vous ferai remarquer que je ne parle pas de droite et de gauche au sens usuel, mais au sens théorique (gauche = aspiration à l'Egalité des citoyens en devoirs et en droits / droite = projet inégalitaire sous quelque forme et prétexte que ce soit).

Écrit par : Philippe Landeux | samedi, 23 avril 2011

"La libre circulation des personnes n'a jamais été une obsession des Lumières". En fait, la circulation libre était un fait antérieur à la Révolution ... mais évidemment, elle ne concernait pas les masses et a fortiori les peuples extérieur à la Chrétienté.

J'aime bien votre définition de la droite et de la gauche. J'observe quant à moi que la "gauche traditionnelle" ne correspond pas à votre schéma. au fond, moi qui me sent de plus en plus réactionnaire (qui ne croit pas au progrès), je serais plutôt de gauche au sens de votre définition (Egalité des Citoyens) car de toute manière je n'arrive pas à me situer à droite.

Maurice Druon a réglé le problème :
«Il existe deux partis de gauche en France,
dont l’un s’appelle par convention la droite».

Amicalement et Joyeuse Paques.

Écrit par : René de Sévérac | samedi, 23 avril 2011

Répondre à ce commentaire

En vérité, il n'y a pas de gauche authentique aujourd'hui, il ne peut pas y en avoir dans un système monétaire, inégalitaire par nature, du moins aucun parti ne peut être authentiquement de gauche s'il ne dénonce Largent lui-même et aspire à l'abattre tout en sachant comment élever l'Egalité sur ses ruines.
Vous devriez lire les articles suivants :

http://philippelandeux.hautetfort.com/archive/2011/04/10/gauche-droite-la-valse-des-etiquettes.html

http://philippelandeux.hautetfort.com/4-bases-du-civisme/

Joyeuses Pâques

Écrit par : Philippe Landeux | dimanche, 24 avril 2011

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