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jeudi, 12 mars 2015

QU'EST-CE QUE LA DÉMOCRATIE (vidéo 1)

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« Des élections ne consacrent pas la souveraineté du peuple ;
elles l’escamotent pour asservir le peuple souverainement. »

Qu’est-ce que la démocratie ?

La démocratie n’est pas un système politique dans lequel des élus (quel que soit le sens de ce terme) donnent des lois au peuple ; c’est un système dans lequel le peuple se donne des lois à lui-même, dans lequel les lois sont l’ouvrage du peuple.

La démocratie est le seul système politique légitime, car les lois sont faites pour être respectées par le peuple ; or si le peuple ne les a pas au moins ratifiées, si elles n’émanent de lui en aucune manière, si elles sont étrangères voire contraire à sa volonté, il ne les respecte pas de lui-même ! C’est par la force qu’il est contraint de les respecter. Or la force ne fait pas droit. Tout ce qui est fait par la force peut être légitimement repoussé et défait par la force. Toute loi imposée au peuple sans son consentement exprès est un dictat. Elle sera nulle et non avenue le jour où le peuple aura renversé le système tyrannique qui l’a produite.

La démocratie est donc un système dans lequel le peuple vote les lois elles-mêmes et donne ainsi réalité à la fameuse formule : gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple. C’est alors seulement que le peuple est réellement souverain.

Mais une difficulté se présente lorsque l’on imagine que, pour que les lois soient l’ouvrage du peuple, celui-ci doit s’assembler pour délibérer, ce qui est évidemment impossible lorsqu’un peuple est trop nombreux pour ce faire. Cette impossibilité réelle ne semble laisser entrevoir comme solution que la délégation, c’est-à-dire la désignation par l’élection d’individus qui seront chargés de faire les lois. Mais si l’élection confrère une légitimité aux élus pour qu’ils occupent la fonction de législateur, elle ne légitime pas que le principe soit violé. L’élection ne confère pas aux élus le droit d’imposer des lois au peuple, de mettre leur volonté à la place de la sienne et de confisquer la souveraineté, comme cela est inévitable. C’est par abus de langage et désir manifeste de tromper que ce système est appelé démocratie représentative et est présenté comme la panacée de la démocratie : des élus ne représentent qu’eux-mêmes et ce système n’a rien de démocratique.

Alors que faire ? Lorsque le peuple est trop nombreux pour pouvoir s’assembler tout entier et délibérer pour adopter directement ses lois, une forme de délégation s’impose, certes : le travail législatif doit être confié à un petit nombre de citoyens, mais leur ouvrage doit être soumis à référendum, de sorte qu’il devienne celui du peuple, à moins d’être rejeté comme contraire à la volonté du peuple. Ainsi le principe est respecté.

Mais ceci suscite une nouvelle difficulté. Il est sinon impossible du moins absurde d’organiser autant de référendums qu’il y a de projets de lois. Même si la technique, en particulier l’informatique, permet d’organiser des référendums quotidiens, les citoyens ordinaires n’ont pas, comme les élus, le temps de réfléchir aux tenants et aboutissants de toutes les questions auxquels ils seraient soumis. Des référendums quotidiens seraient une mascarade démocratique. Le référendum doit être un procédé exceptionnel réservé aux sujets fondamentaux et à ceux sur lesquels le peuple exige, via des pétitions, d’être consulté directement. Pour les lois courantes, un autre procédé s’impose, un procédé intermédiaire qui, malgré tout, respecte le principe. Et il suffit de poser le problème pour trouver la solution.

Puisque les lois, quel que soit le législateur, doivent recevoir la caution du peuple qui ne peut cependant être consulté dans son entier tous les jours, le peuple doit être représenté par un certain nombre de citoyens qui auront pour fonction première, non pas exclusive, de valider ou de rejeter les projets de loi. Ces citoyens ne pouvant être élus doivent être tirés au sort , réunis en une assemblée, et siéger durant une période ni trop courte ni trop longue, par exemple un an, afin d’être toujours en phase avec l’opinion publique. Pour être adoptés, les projets de lois soumis à cette assemblée doivent recevoir l’aval d’un nombre de membres supérieur à la majorité, par exemple les deux tiers, afin que l’on soit sûr que ces projets devenus lois auraient au moins obtenus la majorité auprès du peuple consulté dans son entier. A défaut de la majorité requise, les projets de lois sont rejetés ou soumis à référendum, selon ce que prévoit la Constitution.

C’est ainsi que, directement ou indirectement, les lois seraient réellement l’ouvrage du peuple et que le système politique serait réellement démocratique.

Mais un tel système exige deux conditions préalables : un peuple (ou une redéfinition du corps politique) et l’Égalité (l’égalité des citoyens en devoirs et en droits).

Tirer au sort des citoyens pour qu’ils exercent des fonctions législatives n’a de sens que si tous les citoyens, susceptibles d’être désignés, ont à cœur de défendre les intérêts de leur cité, de leur société, de leur pays, de leur peuple, de leur nation. Mais quarante ans de politique immigrationniste et d’idéologie gauchiste ont faussé ces notions en faisant croire que tout étranger en fait partie et que l’on en fait partie même quand on rejette l’idée de nation et que l’on se regarde comme étranger à son propre peuple. Reconnaître le droit de cité à des individus de cette trempe et leur confier les lois est une aberration. Il faut donc, avant toute chose, remettre bon ordre à ce niveau et ne reconnaître le droit de cité qu’aux citoyens dignes d’en jouir. Il faut, en clair, revoir le mode d’acquisition et de conservation de la nationalité, concept aujourd’hui vide de sens, auquel les droits politiques sont pourtant attachés.

Tout aussi problématique est l’inégalité inhérente au système monétaire. Un système inégalitaire ne peut pas être démocratique ; il est, par définition, oligarchique. S’il est dans la nature du système que des individus aient plus de droits que d’autres, ces individus ont par définition le pouvoir et forment ce que l’on appelle une oligarchie. Dans un système monétaire, les droits passent par la monnaie, et il y a des riches et des pauvres, des riches qui ont plus de droits que les pauvres, des riches qui ont le pouvoir sur les pauvres. Le pouvoir des riches est d’abord économique puis politique. Si le système politique est organisé à leur avantage, c’est parce que c’est eux qui ont le pouvoir de l’organiser. Tant que le système sera monétaire, les riches auront le pouvoir, nous serons en ploutocratie, et tout régime dit démocratique sera une foutaise. Il ne faut évidemment pas compter sur eux, les riches, pour instaurer la démocratie. Et même en admettant que, par un coup de force, le peuple parvienne à instaurer un régime politique ayant les apparences de la démocratie, la belle affaire si le système monétaire est maintenu, si les pauvres restent pauvres et les riches, riches, avec les moyens de tout corrompre. La force des choses ramènerait ces derniers au pouvoir.

Une véritable démocratie n’est pas impossible ; elle est même souhaitable. Mais pour l’instaurer, il faut rompre avec la vieille idée selon laquelle la démocratie apportera l’Égalité, idée absurde puisqu’il n’y a pas démocratie dans l’inégalité ; seule l’Égalité (bien comprise) garantira la démocratie. Plus que le système politique, c’est le système monétaire, intrinsèquement inégalitaire et antidémocratique, qu’il faut dénoncer aujourd’hui ; c’est Largent que les révolutionnaires doivent regarder comme leur ennemi et combattre au nom de la patrie et de l’Égalité.


Vidéo 2 – Qu’est-ce que Largent ?
Vidéo 3 – Qu’est-ce que la monnaie ?
Vidéo 4 – Anachronisme du système monétaire
Vidéo 5 – Qu’est-ce que l’Égalité ?
Vidéo 6 – Le Contrat social de la Cité
Vidéo 7 – Le moyen d’échange de la Cité : la Carte civique
Vidéo 8 – Retraite & chômage dans la Cité
Vidéo 9 – Les entreprises dans la Cité
Vidéo 10 – La Cité et les échanges internationaux
Vidéo 11 – Distinction entre Citoyenneté et Nationalité
Vidéo 12 – Le système politique de la Cité

17:17 Écrit par Philippe Landeux dans - ACTUALITE & VIDEOS PERSO, 6. MON BLOG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

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