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mercredi, 30 mars 2011

AUTRES TEMPS, MEMES METHODES

Depuis quelques semaines, des milliers de Maghrébins (notamment tunisiens) débarquent dans l’île italienne de Lampedusa, porte ouverte sur l’Europe et en particulier sur la France, destination finale de tous ces immigrés-réfugiés clandestins. Alors qu’une marée humaine menace de déferler sur la France et que toute l’Europe en parle, les médias français ne pipent mot, sans doute pour ne pas stigmatiser ces braves fuyards et ne pas lepéniser les esprits en période électorale. Le Président de la République leur a du reste imposé le silence. Gageons que, pour une fois, ces objecteurs de conscience ne s’évertueront pas à désobéir ! D’ailleurs, le Président leur a donné mieux qu’un ordre ; il leur a offert une guerre. Tous les projecteurs sont désormais braqués sur la Libye déchirée par une guerre civile.

Les mêmes qui, il y a peu, s’indignaient que Marine Le Pen préconise d’envoyer la marine pour empêcher les débarquements continus à Lampedusa, et que, après elle, une députée UMP soit d’avis — opportunément — de remettre les envahisseurs dans les bateaux, bref ceux qui s’indignaient à l’idée que la France utilise la force pour défendre ses intérêts ont tous embouché la trompette guerrière et son d’avis que la France intervienne militairement dans un conflit complexe, périlleux, coûteux, qui ne la regarde en rien. La France n’a non seulement rien à gagner dans cette intervention qui fera des victimes innombrables, pas plus qu’elle ne gagne à déployer des troupes et à perdre régulièrement des soldats en Afghanistan, mais elle y perd son énergie, son crédit, ses finances.

Ainsi, quand il s’agit d’agir dans l’intérêt direct de la France, tous les prétextes (humanistes, administratifs, diplomatiques) sont bons pour ne rien faire ; mais quand la France n’a rien à faire, aucune considération ne doit la détourner d’une action inutile qui, à la longue, sera nuisible pour elle sur tous les plans. Et ce sont les mêmes qui tiennent ce double langage, qui, d’un côté, chouchoutent les étrangers chez nous et qui, d’un autre, sont chauds pour les massacrer chez eux (sans le reconnaître, bien sûr !) ; qui, d’un côté, condamnent la légitime défense et qui, d’un autre, appliquent la loi du plus fort ; qui, d’un côté, aiment sans mesure les immigrés (des pauvres, des malheureux, des victimes : des hommes, des vrais !) et, qui, d’un autre, haïssent au plus haut point les Français fiers de l’être et qui désirent le rester (des vilains racistes, des sous-hommes quoi !) ; qui, d’un côté, se la jouent « peace and love » et qui, d’un autre, ne reculent devant aucune violence contre leurs détracteurs ; qui, d’un côté, suscitent les problèmes par angélisme (pour les plus stupides) ou par calcul (pour les pervers) et qui, d’un autre, prétendent que les responsables sont ceux qui les constatent ; qui, d’un côté, accusent le patriotisme d’être cause des guerres et qui, d’un autre, provoquent les guerres au nom de l’humanité et des droits-de-l’homme, contre l’avis des patriotes ; qui, d’un côté, crachent sur l’armée et la nation et qui, d’un autre, en appellent à elles pour réaliser leurs desseins ; qui agitent devant l’opinion publique le danger « fasciste » alors qu’ils détiennent tous les pouvoirs et exercent une véritable dictature (une dictature politico-médiatique dont le seul but, du moins le seul résultat, est de détruire « leur » pays) ; qui se prétendent démocrates alors qu’ils n’ont que mépris pour le peuple et gouvernent sans le consulter.

Ces hypocrites, ces traîtres, ces collabos, ces vendus, ces menteurs, ces malades, ces idiots utiles rappellent ceux d’un autre temps. Les circonstances, les mots et les étiquettes ont changé, mais pas les procédés. Voici comment, moyennant quelques adaptations, Robespierre dénonçait le projet de déclarer la guerre et peignait les ennemis de la patrie.

SUR LA GUERRE :

« La guerre ! s’écrient la cour [l’Elysée] et le ministère, et leurs innombrables partisans. La guerre ! répète un grand nombre de bons citoyens, mus par un sentiment généreux [genre droits-de-l’hommistes], plus susceptibles de se livrer à l’enthousiasme du patriotisme, qu’exercés à méditer sur les ressorts des révolutions et sur les intrigues des cours [de l’oligarchie]. Qui osera contredire ce cri imposant ? Personne, si ce n’est ceux qui sont convaincus qu’il faut délibérer mûrement, avant de prendre une résolution décisive pour le salut de l’état, et pour la destinée de la constitution, ceux qui ont observé que c’est à la précipitation et à l’enthousiasme d’un moment que sont dues les mesures les plus funestes qui aient compromis notre liberté, en favorisant les projets, et en augmentant la puissance de ses ennemis, qui savent que le véritable rôle de ceux qui veulent servir leur patrie, est de semer dans un temps pour recueillir dans un autre, et d’attendre de l’expérience le triomphe de la vérité. »
[...]
» La guerre est toujours le premier vœu d’un gouvernement puissant qui veut devenir plus puissant encore. Je ne vous dirai pas que c’est pendant la guerre que le ministère achève d’épuiser le peuple et de dissiper les finances, qu’il couvre d’un voile impénétrable ses déprédations et ses fautes ; je vous parlerai de ce qui touche plus directement encore le plus cher de nos intérêts. C’est pendant la guerre que le pouvoir exécutif déploie la plus redoutable énergie, et qu’il exerce une espèce de dictature qui ne peut qu’effrayer la liberté naissante ; c’est pendant la guerre que le peuple oublie les délibérations qui intéressent essentiellement ses droits civils et politiques, pour ne s’occuper que des événements extérieurs, qu’il détourne son attention de ses législateurs et de ses magistrats, pour attacher tout son intérêt et toutes ses espérances à ses généraux et à ses ministres, ou plutôt aux généraux et aux ministres du pouvoir exécutif.
[...]
» Pour moi, qui ne puis m’empêcher de m’apercevoir de la lenteur des progrès de la liberté en France, j’avoue que je ne crois pont encore à celle des peuples abrutis et enchaînés par le despotisme. Je crois autant que personne aux prodiges que peut opérer le courage d’un grand peuple qui s’élance à la conquête de la liberté du monde ; mais quand je fixe les yeux sur les circonstances réelles où nous sommes ; [...] lorsque j’entends débiter avec emphase toutes ces déclamations sur la liberté universelle, à des hommes pourris dans la fange des cours [des partis et des officines antiracistes], qui ne cessent de la calomnier, de la persécuter dans leur propre pays ; alors je demande au moins que l’on veuille bien réfléchir sur une question de cette importance.
[...]
» Mais reconnaissons de sang-froid notre situation : voyez la nation divisée en trois partis ; les aristocrates [immigrés, Arabo-africains, musulmans], les patriotes, et ce parti mitoyen, hypocrite, qu’on nomme ministériel [UMPS, bobos-gauchos]. Les premiers seuls n’étaient point à craindre, et la liberté était établie, quand les intrigants qui s’étaient cachés sous le masque du patriotisme [du droits-de-l’hommisme], vinrent se jeter entre eux [les immigrés] et le peuple [français], pour établir un système aristocratique [immigrationniste] analogue à leurs intérêts personnels. La cour et le ministère après s’être ouvertement déclaré pour les aristocrates [l’immigration], semble avoir adopté les formes et les projets de cette tourbe machiavélique [UMPS, bobos-gauchos]. C’est peut-être un problème si ses chefs sont actuellement d’accord en tout avec les chefs du parti aristocratique [CFCM] ; mais ce qui est certain, c’est que les aristocrates [les immigrés] étant trop faibles par eux-mêmes pour renverser entièrement l’ouvrage de la révolution [éradiquer le peuple français], se trouveront tôt ou tard assez heureux d’obtenir les avantages de la composition [exceptions et aménagements raisonnables] que les autres [UMPS, bobos-gauchos] leur préparent, et qu’ils sont naturellement portés, par leur intérêt, à se liguer avec eux contre la cause du peuple et des patriotes.
[...]
» Je sais qu’il peut se rencontrer des circonstances heureuses où la foudre peut partir de ses mains [du peuple] pour écraser les traîtres ; mais au moins faut-il qu’il ait pu découvrir à temps leur perfidie. Il ne faut donc pas l’exhorter à fermer les yeux, mais à veiller ; il ne faut pas souscrire aveuglément à tout ce que proposent ses ennemis, et leur remettre le soin de diriger le cours et de déterminer le résultat de la crise qui doit décider de sa perte ou de son salut. [...] »

1er discours contre la guerre,
prononcé aux Jacobins le 18 décembre 1791.


« Les plus grandes questions qui agitent les hommes ont souvent pour base un malentendu ; il y en a, si je ne me trompe, même dans celle-ci ; il suffit de le faire cesser, et tous les bons citoyens se rallieront aux principes et à la vérité. Des deux opinions qui ont été balancées dans cette Assemblée, l’une [un jour l’immigration, un jour l’intervention militaire] a pour elle  toutes les idées qui flattent l’imagination, toutes les espérances brillantes qui animent l’enthousiasme, et même un sentiment généreux soutenu de tous les moyens que le gouvernement le plus actif et le plus puissant peut employer pour influer sur l’opinion ; l’autre [la défense et la préservation du peuple français] n’est appuyée que sur la froide raison et sur la triste vérité. Pour plaire, il faut défendre la première ; pour être utile, il faut soutenir la seconde, avec la certitude de déplaire à tous ceux qui ont le pouvoir de nuire : c’est pour celle-ci que je me déclare.
[...]
» Pour moi, j’admire votre bonheur et ne l’envie pas. Vous étiez destiné à défendre la liberté sans défiance, sans déplaire à ses ennemis [euro-mondialistes, islamistes], sans vous trouver en opposition ni avec la cour, ni avec les ministres, ni avec les modérés [ni avec les médias]. Comme les routes du patriotisme sont devenues pour vous faciles et riantes ! Pour moi, j’ai trouvé que plus on avançait dans cette carrière, plus ou rencontrait d’obstacles et d’ennemis, plus on se trouvait abandonné de ceux avec qui on y était entré ; et j’avoue que, si je m’y voyais environné des courtisans [UMPS], des aristocrates [antiracistes, immigrés non-assimilés], des modérés [bobos-gauchos], je serais au moins tenté de me croire en assez mauvaise compagnie.
[...]
» La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme des ennemis.
[...]
» Puisque l’orateur du genre humain [Anacharsis Clootz] pense que la destinée de l’univers est liée à celle de la France, qu’il défende avec plus de réflexion les intérêts de ses clients, ou qu’il craigne que le genre humain ne lui retire sa procuration. Laissez donc, laissez toutes ces trompeuses déclamations, ne nous présentez pas l’image touchante du bonheur, pour nous entraîner dans des maux réels ; donnez-nous moins de descriptions agréables, et de plus sages conseils.
[...]
» La destruction du parti patriotique est le grand objet de tous les complots ; dès qu’une fois ils l’ont anéanti, que reste-t-il, si ce n’est la servitude ? Ce n’est pas une contre-révolution que je crains ; ce sont les progrès des faux principes, de l’idolâtrie, et la perte de l’esprit public.
[...]
» Le peuple ne reconnaît les traîtres que lorsqu’ils lui ont déjà fait assez de mal pour le braver impunément. A chaque atteinte portée à sa liberté [sa souveraineté], on l’éblouit par des prétextes spécieux [droits-de-l’homme, fraternité universelle], on le séduit par des actes de patriotisme illusoires, on trompe son zèle et on égare son opinion par le jeu de tous les ressorts de l’intrigue et du gouvernement, on le rassure en lui rappelant sa force et sa puissance. Le moment arrive où la division règne partout, où tous les pièges des tyrans sont tendus, où la ligue de tous les ennemis de l’égalité [de la patrie] est entièrement formée, où les dépositaires de l’autorité publique en sont les chefs, où la portion des citoyens qui a le plus d’influence par ses lumières et par sa fortune est prête à se ranger de leur parti. Voilà la nation placée entre la servitude et la guerre civile. [...] On veut nous y mener ; nous avons déjà fait peut-être d’assez grands pas vers ce but : mais nous en sommes encore à une assez grande distance ; la liberté [la France] triomphera, je l’espère, je n’en doute pas même ; mais c’est à condition que nous adopterons tôt ou tard, et le plus tôt possible, les principes et le caractère des hommes libres [des patriotes], que nous fermerons l’oreille à la voix des sirènes qui nous attire vers les écueils du despotisme [euro-mondialisme], que nous ne continuerons pas de courir, comme un troupeau stupide, dans la route par laquelle on cherche à nous conduire à l’esclavage ou à la mort. [...] »

2e discours contre la guerre,
prononcé aux Jacobins le 2 janvier 1792.


SUR LES ENNEMIS DE LA PATRIE :

« Jetez un coup d’œil sur notre véritable situation : vous sentirez que la vigilance et l’énergie vous sont plus nécessaires que jamais. Une sourde malveillance contrarie partout les opérations du gouvernement [la volonté du peuple français] : la fatale influence des cours étrangères [ONU, USA, UE, Israël, Etats arabes], pour être plus cachée, n’en est ni moins active, ni moins funeste. [...]
» Les ennemis intérieurs du peuple français se sont divisés en deux factions, comme en deux corps d’armée. Elles marchent sous des bannières de différentes couleurs [capitalisme, droits-de-l’hommisme] et par des routes diverses : mais elles marchent au même but ; ce but est la désorganisation du gouvernement populaire, la ruine de la Convention, c’est-à-dire, le triomphe de la tyrannie [anéantissement de la souveraineté nationale par l’euro-mondialisme, éradication du peuple français par l’immigration et le métissage]. L’une de ces deux factions nous pousse à la faiblesse, l’autre aux excès. L’une veut changer la liberté en bacchante [au nom de droits de l’Homme], l’autre en prostituée [au nom de Largent].
» Des intrigans subalternes, souvent même de bons citoyens abusés, se rangent dans l’un ou l’autre parti : mais les chefs appartiennent à la cause des rois ou de l’aristocratie [de l’oligarchie], et se réunissent toujours contre les patriotes. Les fripons [de l’UMPS], lors même qu’ils se font la guerre, se haïssent bien moins qu’ils ne détestent les gens de bien. La patrie est leur proie ; ils se battent pour la partager : mais ils se liguent contre ceux qui la défendent.
» On a donné aux uns [à l’UMPS] le nom de modérés ; il y a peut-être plus d’esprit que de justesse dans la dénomination d’ultra-révolutionnaires [gauchistes], par laquelle on a désigné les autres [car ils n’ont de « gauche » que l’étiquette]. Cette dénomination, qui ne peut s’appliquer dans aucun cas aux hommes de bonne foi que le zèle et l’ignorance peuvent emporter au-delà de la saine politique de la révolution, ne caractérise pas exactement les hommes perfides que la tyrannie soudoie pour corrompre, par des applications fausses ou funestes, les principes sacrés de notre Révolution [les idées d’indépendance, de souveraineté nationale et de démocratie].
» Le faux révolutionnaire est peut-être plus souvent encore en deçà qu’au-delà de la Révolution : il est modéré, il est fou de patriotisme [des droits de l’Homme], selon les circonstances. On arrête dans les comités prussiens, anglais, autrichiens, moscovites même, ce qu’il pensera le lendemain. Il s’oppose aux mesures énergiques, et les exagère quand il n’a pu les empêcher : sévère pour l’innocence, mais indulgent pour le crime : accusant même les coupables qui ne sont point assez riches pour acheter son silence, ni assez importants pour mériter son zèle ; mais se gardant bien de jamais se compromettre au point de défendre la vertu calomniée : découvrant quelquefois des complots découverts, arrachant le masque à des traîtres démasqués et même décapités ; mais prônant les traîtres vivants et encore accrédités : toujours empressé à caresser l’opinion du moment, et non moins attentif à ne jamais l’éclairer, et surtout à ne jamais la heurter : toujours prêt à adopter les mesures hardies, pourvu qu’elles aient beaucoup d’inconvénients : calomniant celles qui ne présentent que des avantages, ou bien y ajoutant tous les amendements qui peuvent les rendre nuisibles : disant la vérité avec économie, et tout autant qu’il faut pour acquérir le droit de mentir impunément : distillant le bien goutte-à-goutte, et versant le mal par torrents : plein de feu pour les grandes résolutions qui ne signifient rien ; plus qu’indifférent pour celles qui peuvent honorer la cause du peuple et sauver la patrie : donnant beaucoup aux formes du patriotisme [du droits-de-l’hommisme] ; très attaché, comme les dévots dont il se déclare l’ennemi [gauchistes athées et islamistes marchent main dans la main], aux pratiques extérieures, il aimerait mieux user cent bonnets rouges que de faire une bonne action [il est généreux avec l’argent public et rapiat avec le sien comme pas deux].
» Quelle différence trouvez-vous entre ces gens-là et vos modérés ? ce sont des serviteurs employés par le même maître, ou, si vous voulez, des complices qui feignent de se brouiller pour mieux cacher leurs crimes. Jugez-les, non par la différence du langage, mais par l’identité des résultats [la ruine de la France, l’anéantissement du peuple français]. Celui qui attaque la Convention nationale par des discours insensés [celui qui insulte les Français], et celui qui la [les] trompe pour la [les] compromettre, ne sont-ils pas d’accord ? Celui qui, par d’injustes rigueurs [diabolisation, diffamation, coups, poursuites judiciaires], force le patriotisme à trembler pour lui-même, invoque l’amnistie en faveur de l’aristocratie [des immigrés délinquants, des sans-papiers, des clandestins] et de la trahison [des notables de l’UMPS]. Tel appelait la France à la conquête du monde, qui n’avait d’autre but que d’appeler les tyrans à la conquête de la France. L’étranger hypocrite [Anacharsis Clootz] qui, depuis cinq années, proclame Paris la capitale du globe, ne faisait que traduire, dans un autre jargon, les anathèmes des vils fédéralistes [européistes] qui vouaient Paris à la destruction.
[...]
» L’aristocratie [immigrés et immigrationnistes] se constitue en sociétés populaires [associations antiracistes] ; l’orgueil contre-révolutionnaire [anti-français] cache, sous des haillons, ses complots et ses poignards ; le fanatisme brise ses propres autels [condamne l’assimilation] ; le royalisme [l’UMPS] chante les victoires de la République [défigurée] ; la noblesse [la gaucherie], accablée de souvenirs, embrasse tendrement l’égalité pour l’étouffer ; la tyrannie [l’UMP], teinte du sang des défenseurs de la liberté, répand des fleurs sur leur tombeau.
» Si tous les cœurs ne sont pas changés, combien de visages sont masqués ! combien de traîtres ne se mêlent de nos affaires que pour les ruiner !
» Voulez-vous les mettre à l’épreuve, demandez-leur, au lieu de serment et de déclaration, des services réels ?
» Faut-il agir ? Ils pérorent. Faut-il délibérer ? Ils veulent commencer par agir. Les temps sont-ils paisibles ? Ils s’opposeront à tout changement utile. Sont-ils orageux ? Ils parleront de tout réformer, pour bouleverser tout. Voulez-vous contenir les séditieux ? Ils vous rappellent la clémence de César. Voulez-vous arracher les patriotes à la persécution ? Ils vous proposent pour modèle la fermeté de Brutus ; ils découvrent qu’un tel a été noble, lorsqu’il sert la république ; ils ne s’en souviennent plus dès qu’il la trahit. La paix est-elle utile ? Ils vous étalent les palmes de la victoire. La guerre est-elle nécessaire ? Ils vantent les douceurs de la paix. Faut-il défendre le territoire ? Ils veulent aller châtier les tyrans au-delà des monts et des mers. Faut-il reprendre nos forteresse ? Ils veulent prendre d’assaut les églises et escalader le ciel. Ils oublient les Autrichiens pour faire la guerre aux dévotes. Faut-il appuyer notre cause de la fidélité de nos alliés ? Ils déclameront contre tous les gouvernements du monde, et vous proposeront de mettre en état d’accusation le grand Mogol lui-même. Le peuple va-t-il au Capitole rendre grâce de ses victoires ? ils entonnent des chants lugubres sur nos revers passés. S’agit-il d’en remporter de nouvelles ? Ils sèment, au milieu de nous, les haines, les divisions, les persécutions et le découragement. Faut-il réaliser la souveraineté du peuple et concentrer sa force par un gouvernement ferme et respecté ? Ils trouvent que les principes du gouvernement blessent la souveraineté du peuple. Faut-il réclamer les droits du peuple opprimé par le gouvernement ? Ils ne parlent que du respect pour les lois, et de l’obéissance due aux autorités constituées.
» Ils ont trouvé un expédient admirable pour seconder les efforts du gouvernement républicain : c’est de le désorganiser, de le dégrader complètement, de faire la guerre aux patriotes qui ont concouru à nos succès.
» Cherchez-vous les moyens d’approvisionner vos armées ? vous occupez-vous d’arracher à l’avarice et à la peur les subsistances qu’elles resserrent ? Ils gémissent patriotiquement sur la misère publique et annoncent la famine. Le désir de prévenir le mal est toujours pour eux un motif de l’augmenter. Dans le Nord, on a tué les poules, et on nous a privé des œufs, sous le prétexte que les poules mangent du grain. Dans le Midi, il a été question de détruire les mûriers et les orangers, sous le prétexte que la soie est un objet de luxe, et les oranges une superfluité.
» Vous ne pourriez jamais imaginer certains excès commis par des contre-révolutionnaires hypocrites, pour flétrir la cause de la Révolution. [...] D’où est sorti tout-à-coup cet essaim d’étrangers, de prêtres, de nobles, d’intrigants de toute espèce, qui au même instant s’est répandu sur la surface de la République, pour exécuter, au nom de la philosophie [des droits de l’homme], un plan de contre-révolution [un plan anti-français], qui n’a pu être arrêté que par la force de la raison publique ? Exécrable conception, digne du génie des cours étrangères liguées contre la Liberté, et de la corruption de tous les ennemis intérieurs de la République !
» C’est ainsi qu’aux miracles continuels opérés par la vertu d’un grand peuple, l’intrigue mêle toujours la bassesse de ses trames criminelles, bassesse commandée par les tyrans, et dont ils font ensuite la matière de leurs ridicules manifestes, pour retenir les peuples ignorants dans la fange de l’opprobre et dans les chaînes de la servitude. »

Discours sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République, prononcé à la Convention le 5 février 1793 (17 pluviôse an II).



Ces transpositions ne sont pas pure fantaisie. Elles fonctionnent parce qu’elles sont judicieuses. Le patriotisme, l’amour de la patrie, qui est au cœur du discours de Robespierre, existe toujours. Or les euro-mondialistes et les immigrationnistes qui détruisent la France quand ils ne lui crachent pas dessus ouvertement ne peuvent prétendre au rôle de patriotes : ils correspondent donc aux « modérés » et aux « ultra-révolutionnaires ». Seuls les aristocrates, les nobles émigrés sont anachroniques, mais les immigrés, les Arabo-africains les remplacent très bien. Les rôles ne peuvent être distribués autrement.

Ainsi, peu d’efforts sont nécessaires pour actualiser le discours implacable de Robespierre. Le passé éclaire le présent, et le présent permet sans doute aux patriotes de mieux comprendre Robespierre. Le comprendre ne veut d’ailleurs pas dire l’aimer. Certains le détestent parce qu’ils ont bien compris qu’il était l’ennemi irréductible des traîtres de leur espèce, d’autres parce que, quoique patriotes, leurs préjugés les détournent de l’étude ou les empêchent de reconnaître en lui un grand prédécesseur. De même, certains l’aiment comme un héros de roman tout en se comportant eux-mêmes comme des collabos. Il n’y a de cohérents que les patriotes qui l’aiment et l’honorent en écoutant ses conseils et en marchant sur ses traces.

En l’occurrence, quelle aurait été sa position face au débarquement de milliers de Maghrébins qui croient de plus qu’ils ont tous les droits, que tout leur est du, que nous n’avons qu’à nous résoudre au fait accompli ? Sans doute cet homme qui ne varia jamais dans ses principes, aurait-il déclaré quelque chose du genre :

« Il est plus facile de se livrer aux bons sentiments “que de consulter la raison”. (18 décembre 1791) Quand un pays a subi pendant 50 ans, sans raison, sans contrôle et sans gestion, une immigration massive, quand son peuple, menacé dans son identité et son existence même, arrive à l’évidence à saturation, l’intérêt général commande, en premier lieu, d’arrêter d’aggraver le mal, donc de repousser les nouveaux venus, avec violence si nécessaire. “Les grands maux appellent les grands remèdes. Les palliatifs ne font que les rendre incurables.” (29 juillet 1792) Dans ces circonstances, un éventuel recours à la force “est appuyé sur la plus sainte de toutes les lois, le salut du peuple ; sur le plus irréfragable de tous les titres, la nécessité” (25 décembre 1793). “Est-ce donc le code criminel à la main qu'il faut apprécier les précautions salutaires qu'exige le salut public, dans les temps de crise amenés par l'impuissance même des loix ?” (5 novembre 1792)
» Vous à qui toute mesure favorable à la France arrache des cris d’indignation, comme s’il était scandaleux qu’elle se préoccupe d’abord de ses intérêts comme le fait tout pays ; vous qui reniez votre race, votre peuple, votre patrie pour complaire à des étrangers qui, eux, sont fiers de qui ils sont et d’où ils viennent, c’est vous qui leur avez inspirés le mépris du peuple français et qui, à force d’en inviter, avez fait d’eux des envahisseurs. Vous qui pendant des décennies avez dilapidé la compassion des Français au nom des droits de l’homme, qui n’avez cessé de prêcher la haine de soi au nom de l’amour de l’autre, qui avez insulté la raison et la modération au nom de votre extrémisme philanthropique, c’est-à-dire d’une démagogie criminelle, c’est vous qui, par cette longue suite d’outrances et de trahisons aussi incompréhensibles que désastreuses — tant pour les Français que pour les immigrés —, c’est vous, dis-je, qui avez poussé la France au bord de l’abîme et placé le peuple français — et tous les peuples européens — dans l’obligation de choisir entre sa survie et l’humanité. Et vous voulez encore lui arracher des larmes pour qu’il s’aveugle une fois de plus sur son propre sort alors qu’il est en passe de n’avoir même plus les yeux pour pleurer ! Comme vous vous y entendez pour manier la pitié, vous qui êtes impitoyables pour les Français !
» Mais à quelque chose malheur est bon. Ils ouvrent enfin les yeux sur leur situation et sur votre compte. Ils réalisent que “les émissaires des ennemis de la France travaillent aujourd'hui à renverser la République par républicanisme, et à rallumer la guerre civile par philosophie.” (5 décembre 1793) “Des législateurs qui aiment la patrie, et qui ont le courage de la sauver, ne doivent pas ressembler à des roseaux sans cesse agités par le souffle des factions étrangères.” (ibid) “S’il fallait choisir entre un excès de ferveur patriotique et le néant de l’incivisme, ou le marasme du modérantisme, il n’y aurait pas à balancer. Un corps vigoureux, tourmenté par une surabondance de sève, laisse plus de ressource qu’un cadavre.” (25 décembre 1793) »

 

De Munich à Montoire !

 Philippe Landeux

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